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	<title>Guillaume Tesson. Un blog. &#187; Cigares</title>
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	<description>Signaux de fumée et dérives partagées.</description>
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		<title>L&#8217;impossibilité Dunhill</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Nov 2011 11:02:49 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nous ne sommes pas près de retrouver en France le goût de ces cigares mythiques nés à Cuba dans les années 1980. Ils survivent aujourd’hui entre la nostalgie de ceux qui les ont vénéré hier et l’hypocrisie des détenteurs de la marque aujourd’hui. Explications, que les lecteurs de <em>L&#8217;Amateur de Cigare</em> ont déjà pu lire dans la version papier du magazine.</strong></p>
<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/11/alfreddunhillh1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-846" title="alfreddunhillh" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/11/alfreddunhillh1.jpg" alt="" width="200" height="341" /></a> Au départ, nous avions rédigé un e-mail des plus classique : <em>« Bonjour, je suis journaliste à L’Amateur de Cigare. Je prépare un sujet sur les cigares Dunhill, qui ont connu leur heure de gloire lorsqu’ils étaient roulés à Cuba et sont désormais fabriqués au Nicaragua. Etant donné que la marque vous appartient aujourd’hui, je voulais savoir si nous pouvions en discuter ensemble et savoir pourquoi ce label n’est plus disponible en France »</em>. Depuis Londres, une réponse ne tarde pas à arriver dans notre messagerie. Elle émane d’un cadre haut placé de British American Tobacco, le groupe qui possède les droits des dérivés du tabac pour Dunhill. Jusqu’ici, tout va bien&#8230;</p>
<p>(à gauche : Alfred Dunhill)</p>
<p><span id="more-841"></span></p>
<p>Sauf que le ton est beaucoup, mais alors beaucoup moins informel que le nôtre : <em>«Nous  ne pouvons pas satisfaire à votre demande puisque nous ne faisons  aucune publicité commerciale dans la presse française. Ni British  American Tobacco ni aucune de nos filiales ne saura être associée à cet  article&nbsp;&raquo;. </em>Le meilleur restait à venir : <em>« J’attire également  votre attention sur le fait que la loi Evin interdit en France toute  publicité à l’égard du tabac. En rédigeant un article sur les cigares  Dunhill, sachez que vous vous mettriez en infraction vis-à-vis de  celle-ci. Si vous deviez passer outre, notre entreprise ne pourra vous  être d’aucun soutien. »</em> Humour british ? Second degré bien rôdé ?  Entre mise en garde déplacée et jargon bureaucratique, on est loin de la  discussion courtoise entre amateurs de volutes. Mais reconnaissons que  l’assemblage est corsé. Reprenons calmement. British American Tobacco  (Lucky Strike, Pall Mall&#8230;) est propriétaire du nom Dunhill pour les  cigarettes et les cigares. Ceci figure en toutes lettres sur son site  Internet. Cette société réalise donc des profits en vendant ces  produits. Cependant, elle refuse de communiquer à ce sujet. Et se montre  plus que susceptible : de mauvaise foi et menaçante.</p>
<p>Pourquoi ?  Nous avons posé la question à Howard Smith. Retraité depuis 2009 après  34 ans passés chez Alfred Dunhill à Londres, il a fait ses armes comme  simple vendeur, puis a gravi les échelons pour gérer les stocks, la  distribution, diriger le musée et les archives Dunhill et enfin  s’asseoir dans le fauteuil de directeur marketing. Pour cet authentique  passionné de cigares et de pipes, l’extinction à petit feu des modules  Dunhill est une issue logique. <em>“Alfred Dunhill, au début du siècle  dernier, a commencé par vendre des accessoires pour motards et  automobilistes. De là est née son invention de la windshield pipe, qu’on  pouvait fumer le nez au vent. Son premier produit pour fumeurs”</em>.  Suivront bien d’autres pipes, les cigarettes et les cigares. Dès 1928,  la maison-mère, sur Duke Street, s’agrandit pour ouvrir un département  dédié à ces derniers. Les stocks des clients (dont Winston Churchill et  George VI) sont conservés à un taux d’hygrométrie constant. On affine  sur place durant douze mois minimum les <em>puros</em> importés de la  Havane. Les Don Candido, Flor Del Punto et Don Alfredo sont roulés en  exclusivité pour la maison. Les plus grandes marques cubaines  (Montecristo, Hoyo de Monterrey&#8230;) fournissent la crème de leur  production, adoubée par le sceau “Seleccion Suprema”. Un accord conclu  avec Cubatabaco en 1977 les rassemble sous un seul pavillon &#8211; Dunhill.  Les premiers modules, dont le mythique Estupendo (un churchill),  accostent en Europe en 1982. La qualité est au rendez-vous, les amateurs  aussi.</p>
<p>Mais deux facteurs vont précipiter leur règne.</p>
<p>Le premier coupable est cubain, selon Howard Smith. Son nom : Cohiba. <em>“Castro  n’a jamais supporté l’éventualité que des marques aussi qualitatives  que Dunhill et Davidoff fassent un jour de l’ombre aux labels cubains.  Il est évident que le lancement de Cohiba a mis un terme aux aventures  Dunhill et Davidoff ! Les contrats ont été annulés à cause de cela.</em>”  A compter de 1991, les délocalisations et les rachats achèvent de  déboussoler les fans de la marque anglaise. Davidoff, prévoyant, a  assuré ses arrières en finançant ses propres infrastructures en  République Dominicaine. Dunhill se replie sur le même terroir et  sous-traîte à la Tabacalera (tout en produisant en parallèle aux  Canaries et au Honduras- vous suivez ?). Doux et herbacé, l’assemblage  des Dunhill Dominican Aged Cigars n’a plus rien à voir avec la palette  aromatique épicée et gourmande de jadis. La marque est rachetée en 1999  par British American Tobacco. <em>“Ils ont appliqué à Dunhill les codes marketing de la cigarette”</em>, se souvient un ancien concurrent français. <em>“Présentoirs pour les débitants, packaging revisité et grands renforts de publicité.”</em> Mais la marque a déjà été vidée de sa substance. Elle n’est de toutes  manières pas une priorité pour le géant de la cigarette. Au siège  parisien de Swedish Match (Macanudo, Don Tomas&#8230;), François Sehpossian  souligne l’image brouillée pour le consommateur. Dunhill, c’est des  cigarettes ou des cigares ? Sehpossian sait de quoi il parle. Sa société  a tenté de lancer un cigare Benson &amp; Hedges, <em>“une déclinaison de la marque de cigarettes”</em>. Un flop commercial. <em>“Cela  marche dans le sens tenté par Davidoff : d’abord le cigare, puis la  cigarette dérivée. L’inverse n’a jamais fait ses preuves”</em>. En 2007,  la gamme Signed Range (chaque boîte est signée de la main du torcedor,  du contrôleur qualité, etc&#8230;) voit le jour. La distribution est confiée  à CAO et la fabrication à Carlos Torano. Depuis 2007, les Dunhill sont  manufacturés à Esteli, au Nicaragua. Fin du chapitre délocalisations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le coup de grâce est porté par les lois anti-tabac. <em>“Marlboro  et sa ligne de vêtements, Benson &amp; Hedges ouvrant des coffee shops  aux couleurs de ses paquets de cigarettes&#8230; Le mélange des genres était  arrivé à son paroxysme”</em>, commente Howard Smith. Des décennies  durant, si la branche tabac Dunhill n’a jamais nui à la marque,  également connue pour ses costumes, pardessus et autres parapluies, il  n’en est plus de même en 2005. Cette année-là (la mort dans l’âme, on  l’imagine), Howard Smith adresse un courrier à ses plus fidèles clients.  <em>“La société Alfred Dunhill a décidé de cesser la vente de tout  tabac. Nos mélanges spéciaux pour la pipe seront cependant disponibles  dans nos boutiques jusqu’à épuisement des stocks”</em>. Chez les puristes du <em>white spot</em>,  le petit point blanc figurant sur chaque tuyau de pipe Dunhill, la  pilule a du mal à passer. D’autant que l’usine Murray à Belfast, où ces  mélanges étaient réalisés, ferme ses portes. Une page se tourne. Un  londonien très proche du milieu du cigare résume : <em>“La maison Alfred Dunhill s’est dotée d’un superbe temple au coeur de Londres </em>(une ancienne maison du Duc de Westminster, rénovée et ouverte en août 2008 ndlr)<em>.  Or, elle est bien embêtée : elle y dispose d’un vaste humidor fréquenté  par des amateurs de cigares qui viennent y fumer. Mais primo, elle n’a  plus le droit d’y vendre des vitoles Dunhill car British American  Tobacco ne les distribue plus en Europe et secundo, sa politique  actuelle, lois anti-tabac oblige, c’est de tourner le dos à son héritage  cigare pour éviter les ennuis”</em>.</p>
<p>Pour caresser le mythe, il  reste les ventes aux enchères. Chez Christie’s, le prix de la nostalgie  donne le vertige : une boîte de cinq Dunhill Havana Club Giants a été  adjugée en juin 2010 à 1550 livres. Un cabinet de 50 Dunhill Seleccion  Suprema Hoyo de Monterrey datant de 1966 s’est envolé à 4000 livres.</p>
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		<title>Un logiciel pour trouver la terrasse qui ira avec votre cigare</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Apr 2011 14:12:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Au moment où j&#8217;écris ces lignes, le soleil inonde généreusement Paris de ses doux rayons. Le moment rêvé pour un cigare en terrasse. Ceux qui ont déjà leurs habitudes en bas de chez eux n&#8217;auront pas l&#8217;utilité de ce site &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2011/04/08/un-logiciel-pour-trouver-la-terrasse-qui-ira-avec-votre-cigare/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/terrasse.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-791" title="terrasse" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/terrasse.jpg" alt="" width="516" height="364" /></a></p>
<p>Au moment où j&#8217;écris ces lignes, le soleil inonde généreusement Paris de ses doux rayons. Le moment rêvé pour un cigare en terrasse. Ceux qui ont déjà leurs habitudes en bas de chez eux n&#8217;auront pas l&#8217;utilité de ce site Internet décliné en application iPhone (son nom : <a title="Terrasses ensoleillées" href="http://http://terrasses-ensoleillees.com/">www.terrasses-ensoleilles.com</a> ). Les plus nomades, eux, devraient se ruer sur ce moteur de recherche permettant de localiser les meilleures terrasses suivant l&#8217;arrondissement dans lequel on se trouve. Nombre de places, tranche horaire d&#8217;ensoleillement&#8230; Bref, cet allié de l&#8217;amateur de cigare en connaît un rayon.</p>
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		<title>Le &#171;&#160;Che&#160;&#187;, nouvelle icône de Reporters sans frontières</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 16:50:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le prochain album publié par Reporters sans frontières pour la Journée internationale de la liberté de la presse (sortie le 3 mai) met en avant le travail de René Burri, membre de l&#8217;agence Magnum depuis 1959. Parmi des instantanés issus &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2011/04/05/le-che-nouvelle-icone-de-reporters-sans-frontieres/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Che-Burri.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-786" title="Che-Burri" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Che-Burri.jpg" alt="" width="612" height="612" /></a></p>
<p>Le prochain album publié par <strong>Reporters sans frontières</strong> pour la Journée internationale de la liberté de la presse (sortie le 3 mai) met en avant le travail de René Burri, membre de l&#8217;agence Magnum depuis 1959. Parmi des instantanés issus de reportages au Viet-Nam, à Berlin-Est, en Argentine ou en Egypte, figurent plusieurs clichés rapportés de Cuba lors des premières années de la Révolution. Dont ce célèbre portrait du &laquo;&nbsp;Che&nbsp;&raquo; dégustant un cigare, propulsé en &laquo;&nbsp;Une&nbsp;&raquo; du recueil. Ouille. <strong>Cuba, Guevarra et liberté de la presse&#8230;</strong> Une salve cynique de la part de Reporters sans frontières ? Dans un préambule, l&#8217;organisation entend désamorcer toute polémique : <em>&laquo;&nbsp;En défendant la cause des journalistes indépendants cubains pendant des années, l&#8217;organisation a contribué à tordre les mythes de la Révolution cubaine et les figures qui s&#8217;y rattachent. Nous allons continuer de mettre notre énergie au service des derniers journalistes encore détenus et rappeler aux autorités qu&#8217;elles doivent rompre avec le monopole sur l&#8217;information qui prive les Cubains d&#8217;un droit fondamental&nbsp;&raquo;</em>. CQFD.</p>
<p>En vente en kiosques et librairies le 3 mai prochain, 9,90 €.</p>
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		<title>Illusione Cg4 : retour de flamme</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 15:02:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le monde du cigare (ses fabricants, ses importateurs, ses profs en culottes courtes, ses geeks, ses journalistes / &#171;&#160;Et moi et moi et moi&#160;&#187;, aurait ajouté l&#8217;ami Jacques&#8230;) est un milieu aussi attachant que déboussolant. La plupart du temps, ce &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/10/04/illusione-cg4-retour-de-flamme/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/10/illusione-cg4.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-769" title="illusione-cg4" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/10/illusione-cg4-236x300.jpg" alt="" width="236" height="300" /></a>Le monde du cigare (ses fabricants, ses importateurs, ses profs en culottes courtes, ses geeks, ses journalistes / <strong><em>&laquo;&nbsp;Et moi et moi et moi&nbsp;&raquo;</em></strong>, aurait ajouté l&#8217;ami Jacques&#8230;) est un milieu aussi attachant que déboussolant. La plupart du temps, ce raccourci de société est véritable régal pour l&#8217;observateur. Les sages y sont au coude à coude avec les refaiseurs de matchs. Les premiers sont un bonheur. Ils conseillent à mi-voix et doutent à la fois, considèrent souvent leurs années de passion avec un recul touchant. Pour avoir un peu la paix, certains d&#8217;entre eux prétendent avoir presque tout oublié (les modules cubains d&#8217;avant le &laquo;&nbsp;boom&nbsp;&raquo;, les Davidoff période havane&#8230;) . Ils n&#8217;en sont que plus attendrissants. Parfois, comme eux, il faut savoir sortir du jacuzzi, attraper sa serviette et fuir la meute et ses fumigènes, comme on tournerait le dos à un kop de Boulogne trop enfumé. Au début de l&#8217;été &#8211; fin juin pour être précis &#8211; c&#8217;était exactement mon état d&#8217;esprit. Je venais de terminer <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=149307238440575&amp;ref=mf#!/group.php?gid=149307238440575&amp;ref=mf"><strong>Le Petit Larousse des Cigares</strong></a>, le moteur en surchauffe (parenthèse promo : le livre sera en vente le 13 octobre &#8211; fin de la parenthèse) et, comme un fondu de chocolat aurait abusé de la voluptueuse fève, j&#8217;avoue que j&#8217;avais le palais aux abonnés absents. Oui, vous avez bien lu. Pendant plusieurs semaines, je me suis abstenu. Sacrilège : j&#8217;ai pourtant allumé quelques modules pour les abandonner comme un enfant gâté et ce, les préliminaires à peine achevés. La flamme ? Elle a fini par revenir. C&#8217;était un <strong>Illusione</strong> (Nicaragua),un <strong>Cg4</strong> pour être précis. Un nom carrément tordu pour un cigare franc, droit comme un &laquo;&nbsp;i&nbsp;&raquo;. Chaudement recommandé par <a href="http://www.lindsayheller.com/"><strong>Lindsay Heller</strong></a>, conseillère chez <strong>Nat Sherman</strong> à New York. Ni trop joufflu, ni trop menu. La puissance en retrait, riche en arômes (fruits secs, cuir, cacao), équilibré et nullement asséchant, il me l&#8217;a joué diaporama sur pellicule technicolor. Peu importe le soupçon d&#8217;amertume à l&#8217;entame du deuxième tiers. Sa fumée grasse, sa musique cubaine susurrée sur la fin m&#8217;ont remis les papilles au garde à vous. Aussi simple qu&#8217;une poignée de main. Le bail était renouvelé. J&#8217;étais réconcilié avec le cigare. Je me suis levé, me suis servi un fond de rhum vieux, ai allumé quelques bougies et actionné le bouton &laquo;&nbsp;ON&nbsp;&raquo; du jacuzzi. Prêt à me remettre dans le bain.</p>
<p><em><strong>Cg4, Illusione, corona gorda (5 X 5/8 X 46), env. 8 $ </strong>(Photo honteusement volée au site www.puffincigars.com &#8211; je n&#8217;ai même pas pensé à capturer moi-même ce moment de grâce&#8230;).</em></p>
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		<title>Dan Fante, l&#8217;interview : &#171;&#160;Bukowski, mon père et moi, au bord de la piscine&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 15:22:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est une partie de billard à trois bandes qui m&#8217;a conduit jusqu&#8217;à lui. D&#8217;abord le chef-d&#8217;oeuvre de son paternel disparu en 1983, John Fante, Demande à la poussière. L&#8217;histoire d&#8217;un écrivain qui n&#8217;a encore rien couché sur le papier, exceptée &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/09/21/dan-fante-linterview-bukowski-mon-pere-et-moi-au-bord-de-la-piscine/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-368" title="danfante2_gdeImage-parNicolasGuerbe" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2009/10/danfante2_gdeImage-parNicolasGuerbe.jpg" alt="danfante2_gdeImage-parNicolasGuerbe" width="560" height="560" /></p>
<p><strong>C&#8217;est une partie de billard à trois bandes qui m&#8217;a conduit jusqu&#8217;à lui.</strong> D&#8217;abord le chef-d&#8217;oeuvre de son paternel disparu en 1983, John Fante, <strong><em>Demande à la poussière</em></strong>. L&#8217;histoire d&#8217;un écrivain qui n&#8217;a encore rien couché sur le papier, exceptée une nouvelle, <em>Le petit chien qui riait</em>, dont il trimballe une valise pleine d&#8217;exemplaires. Fin prêt pour la gloire mais fauché, il s&#8217;installe dans un hôtel sur les hauteurs d&#8217;Hollywood, imbu du talent qui lui fait défaut. Mais il s&#8217;aperçoit vite qu&#8217;il n&#8217;a pas assez vécu pour taper quoi que ce soit de consistant sur sa machine. Il promène alors son aigreur parmi quelques paumés, dont une vénéneuse serveuse mexicaine qui va lui dévorer le coeur et le cerveau&#8230;</p>
<p><span id="more-367"></span></p>
<p>La version poche de <strong><em>Demande à la poussière</em> </strong>(chez 10/18) est préfacée par Charles Bukowski. Il y explique comment la découverte de ce roman dans une bibliothèque publique, alors qu&#8217;il était en voie de clochardisation, avait changé sa vie, lui donnant le virus de l&#8217;écriture. Je suis donc passé de Fante à Bukowski. Puis de Bukowski à&#8230; Dan Fante. Le fils. Venu à l&#8217;écriture après vingt ans d&#8217;alcool. Des années à tutoyer le Mogen David, ignoble vin bon marché. A émerger le froc baissé dans des cinémas pornos ou dans un motel, baignant dans son sang après s&#8217;être lardé le ventre de coups de couteau. A travers les frasques piteuses de son alter-ego de fiction, Bruno <a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/Anges20FS.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-753" title="Anges20FS" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/Anges20FS-188x300.gif" alt="" width="188" height="300" /></a>Dante, son premier roman, <em><strong>Les Anges n&#8217;ont rien dans les poches </strong></em>(Robert Laffont), ouvrait en 1996 un long tunnel émaillé de bornes poisseuses &#8211; cures de désintoxication, petits boulots, flirts bancals&#8230; que sillonnent <strong><em>En Crachant du haut des buildings</em></strong> (1999) et <em><strong>La Tête hors de l&#8217;eau</strong></em> (2001) chez Christian Bourgois. Passent huit années sans maison d&#8217;édition en France, tandis qu&#8217;il publie plusieurs recueils et pièces de théâtre aux Etats-Unis. Ce n&#8217;est qu&#8217;en 2009 que le pointu et indispensable éditeur <a href="http://dev13enote.khepri-systems.com/Default.aspx"><strong>13e Note</strong></a> traduit <em>Short Dog</em> (<em><strong>Régime sec</strong></em>) et <em>Kissed By A Fat Waitress</em> (<em><strong>Bons baisers de la grosse barmaid</strong></em>). Cette année, deuxième salve avec <em><strong>Limousines blanches et blondes platines</strong></em> (suite des déboires éthyliques de son double, Bruno Dante) et <em><strong>De l&#8217;alcool dur et du génie</strong></em> (poèmes en prose), paru le 15 septembre. L&#8217;écrivain sera présent ce week-end au <a href="http://www.festival-america.org/"><strong>Festival America de Vincennes</strong></a>.</p>
<p>L&#8217;interview ci-après fut réalisée en deux temps. Au téléphone pour un portrait publié dans <em><strong>L&#8217;Amateur de Cigare</strong></em>, puis par e-mail, cet été.</p>
<p><strong>THE CHESTERFIELD PROJECT : Pourquoi a-t-il fallu attendre huit ans pour lire de nouveaux textes de Dan Fante en français ?<br />
DAN FANTE :</strong> Aucune idée. J’envoyais mes manuscrits à Bourgois, je n’avais pas de réponse. Bizarre de la part d’un éditeur qui a fait découvrir mon père à la France et qui a publié deux de mes livres. Le New York Times a pourtant dit de moi : <em>« Dan Fante est un véritable hors-la-loi de la littérature »</em> !</p>
<p><strong>Vous avez finalement signé, il y a peu, avec 13e Note éditions, une toute jeune maison…</strong><br />
Un type charmant, Eric Vieljeux, est venu me voir lors d’un de mes passages en Italie : <em>« Je veux me lancer dans l’édition et je veux publier votre œuvre en France »</em>. Il a payé le dîner. Du coup, j’ai accepté son offre.</p>
<p><strong><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/AlcoolA300_.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-754" title="AlcoolA300_" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/AlcoolA300_-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Votre dernier opus, <em>Du Génie et de l’alcool pur</em>, rend hommage à votre frère Nick, tombé lui aussi dans l’alcoolisme. Contrairement à vous, il y a laissé sa peau…</strong><br />
Mon frère était très renfermé. Si vous tentiez d’aborder ses problèmes de boisson, les cures de désintox, il se mettait en colère. Nous étions frères mais pas si proches. Ma tristesse en est d’autant plus grande aujourd’hui.</p>
<p><strong>Vos poèmes en prose laissent paraître une spiritualité omniprésente. Etes-vous croyant ?</strong><br />
Sans l’intuition de Dieu, je ne serai plus en vie. Cette conscience m’apaise.</p>
<p><strong><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/JohnFante.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-756" title="JohnFante" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/JohnFante-300x220.jpg" alt="" width="300" height="220" /></a>Quand on est le fils de l’écrivain John Fante et qu’on s’installe derrière l’ordinateur pour écrire, le matin, on pense à la figure du père, à ce qu’il aurait pensé ?</strong><br />
Il a eu le temps de lire mes premiers textes. Son conseil ? <em>« Tu ferais mieux de devenir plombier ! »</em> Cela remet les idées en place. Quand je démarre une séance de travail, je ne pense jamais à lui. Si je consacre ma journée à écrire de la poésie, je lis d’abord un peu de poésie. Cela m’ouvre l’esprit. Et quoi qu’il arrive, je commence  par relire ma production de la veille.</p>
<p><strong>Hubert Selby Jr conseillait à tout apprenti écrivain d’écrire quotidiennement, ne serait-ce que quelques lignes. C’est une recommandation que vous suivez ?</strong><br />
J’écris tous les jours. Sans quoi, je mourrai.</p>
<p><strong>Vivez-vous de votre plume, depuis que vos livres sont traduits dans une dizaine de pays ?</strong><br />
Hélàs, toujours pas suffisamment. Aux Etats-Unis, peut-être plus qu’ailleurs, c’est très dur d’être écrivain… Il y a une blague, dans les dîners, les soirées… Vous rencontrez quelqu’un, il vous demande ce que vous faites. Vous répondez <em>« je suis écrivain »</em> et il vous reprend : <em>« OK, mais qu’est-ce que vous faites pour gagner votre vie ? »</em> Aux USA, être écrivain, c’est être comme le lézard ou l’araignée dans la chaîne alimentaire. Mieux vaut être dans le télémarketing, avocat ou prof à côté car c’est très dur de vivre de votre plume. Mais si écrire est votre truc, vous écrivez. Il faudrait que mes livres soient adaptés au cinéma. J’ai deux personnes interessées : le réalisateur Darren Aronofsky (<em>Requiem for a dream</em>) et l’actrice Naomi Watts, a bien aimé mon roman <em>La Tête hors de l’eau</em>.</p>
<p><strong>Vous êtes toujours obligé d’enchaîner les petits boulots ?</strong><br />
Dieu merci, non. Ma femme travaille.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir quitté l&#8217;effervescence de Los Angeles pour l&#8217;anonymat de Sedona, au cœur de l’Arizona ?</strong><br />
On voulait élever notre fils Giovanni loin de L.A., où tout le monde a un flingue ou une mitrailleuse. Il y a trop de pollution… 13 millions de gens au même endroit&#8230; C’est une ville trop compliquée. En Arizona, il y a de bonnes écoles et les maisons ne coûtent pas 3 millions de dollars.</p>
<p><strong>Revenons à l’écriture. On vous compare souvent à Bukowski. Je vous ai lu dire de lui qu’il n’avait <a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/Charles-Bukowski.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-755" title="Charles-Bukowski" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/Charles-Bukowski-236x300.jpg" alt="" width="236" height="300" /></a>aucun talent…</strong><br />
Tout dépend si on considère sa prose ou sa poésie. Il a bouleversé la poésie moderne, c’est indéniable. Ses poèmes valaient mieux que ses romans et nouvelles. C’est une grande influence pour moi. Très positive.</p>
<p><strong>Bukowski fumait des cigares bons marchés. Et vous ?</strong><br />
Je fume de très bons cigares, des Drew Naturals de chez Drew Estate. J’en fume quatre par semaine, beaucoup moins en ce moment, je me suis calmé. J’ai été un gros fumeur de cigarettes pendant vingt ans. J’adore le cigare avec le café. Si je pouvais mettre les mains sur des cubains&#8230; Oh, mon Dieu, les Romeo &amp; Julieta ! C’est comme le meilleur des champagnes. Ils sont merveilleux.</p>
<p><strong>J’en ai une cinquantaine dans mon humidor, à côté de moi…</strong><br />
Si j’étais dans la même pièce et que j’avais un flingue, ces cigares seraient à moi ! (rires)</p>
<p><strong>Votre moment privilégié pour fumer ?</strong><br />
Il y a un <em>coffee shop</em> a Sedona, qui surplombe de magnifiques montagnes. J’y rencontre mes amis. On n’y trouve qu’un seul <em>cigar store</em> où je rencontre mes amis le vendredi après-midi pour fumer. On est cinq ou six. Ils boivent du brandy ou du cognac et moi du capuccino ou du café au lait.</p>
<p><strong>Pardon pour cette question sûrement indiscrète mais… L’alcool, c’est donc définitivement terminé ?</strong><br />
J’ai arrêté il y a des années, sinon on ferait cette interview par téléphone depuis une prison. L’alcool rend fou. Il y a un gars qui a traduit Bukowski… Léon Marcadet – mon premier traducteur. Il a traduit <em>Les Anges n’ont rien dans les poches</em> et du Bukowski. Il m’a raconté cette anecdote : un soir, lui et Bukowski buvaient. Bukowski va aux toilettes. Léon finit la bière de Bukowski. Buk revient et demande : <em>« Où est ma bière ?»</em>. Léon répond : <em>«Bah, elle est finie ! »</em> Là, Bukowski pète un câble, lui plante un couteau sur la gorge et lui hurle <em>« Je te TUE si tu refais ça !!! »</em> (rires)</p>
<p><strong>Vous avez pu le rencontrer ?</strong><br />
Je l’ai rencontré vers 1981, 1982, il venait voir mon père et on discutait dehors près de la piscine. Mon père et moi on fumait des cigarettes, lui ses cigares pas chers. Il adorait mon père et c’était un chic type, pas arrogant. A part qu’il buvait trop. Pour moi, c’est le meilleur poète américain de ces 50 dernières années. Impossible à bien traduire, malheureusement.</p>
<p><strong>Quels cigares fumiez-vous avec votre père ?</strong><br />
Mon père adorait les bons cigares, chers quand il pouvait. Il y avait l’embargo mais je crois qu’il trouvait des cubains. Et mon grand-père fumait d’affreux Toscanis, beaucoup, il en fumait sans arrêt ! Avec mon père, on aimait fumer avec une tasse de café et discuter. Les marques ? Il faut que j’y réfléchisse… Je ne suis pas sûr. Des Robert Burns, certains n’étaient pas chers mais décents. Il aimait les Romeo &amp; Julieta aussi.</p>
<p><strong>Lorsque vous dégustez un cigare, quelle type de musique escorte le mieux vos volutes ?</strong><br />
Il n’y a que le blues, Tom Waits… Des trucs avec de l’harmonica… Et j’aime Pavarotti quand je suis dans l’humeur pour ça. Tu sais Guillaume, quand tu fumes un bon cigare, que tu bois un bon café ou un cappuccino et que tu écoutes Pavarotti, tu n’es pas loin du paradis.</p>
<p><strong>Pour conclure, toujours à propos de la filiation, de la famille… Votre fils Giovanni sait-il qui fut son illustre grand-père ?</strong><br />
Il n’a que cinq ans. La seule langue qu’il parle, c’est TRANSFORMERS ! (rires)</p>
<p><strong>PROPOS RECUEILLIS PAR GUILLAUME TESSON</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-369" title="danfante10_gdeImage-parNicolasGuerbe" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2009/10/danfante10_gdeImage-parNicolasGuerbe.jpg" alt="danfante10_gdeImage-parNicolasGuerbe" width="560" height="560" /></p>
<p>Photos : (c) Nicolas GUERBE, avac l&#8217;aimable autorisation de l&#8217;éditeur.</p>
<p><strong>ENGLISH VERSION :</strong></p>
<p>It&#8217;s a game of pool three bands that led me to him. First, the masterpiece of his father disappeared in 1983, John Fante, Ask the Dust. The story of a writer who has not yet put anything on paper, except a short story, <em>The little dog laughed</em>, which he&#8217;s carrying a suitcase full of copies. Ready for the glory but broke, he moved into a hotel on the heights of Hollywood, imbued with the talent it needs. But he soon realizes he has not lived long enough to type anything of consistent on his computer. He then walks his bitterness among some misfits, including a venomous Mexican waitress who will devour the heart and brain &#8230;</p>
<p>The pocket version of Ask the Dust (in 10/18) is prefaced by Charles Bukowski. He explains how the discovery of this novel in a public library, while he was in the process of homelessness had changed his life, giving him the virus writing. So I went from Fante to Bukowski. Bukowski then &#8230; Dan Fante. Son. He came to writing after twenty years of alcohol. Years in the tu Mogen David, despicable cheap wine. To emerge the pants dropped in porn cinemas or in a motel, in a pool of blood after having his stomach riddled with knife wounds. Through the pitiful antics of his alter-ego of fictional Bruno Dante, his first novel, Angels have nothing in my pockets (Robert Laffont), opened in 1996 a long tunnel terminal sticky glazed &#8211; detoxification small jobs, flirtations wobbly &#8230; that crisscross in the top of buildings Panting (1999) and the head above water (2001) in Bourgois. Spend eight years without publishing house in France, while he published several books and plays in the United States. It was not until 2009 that the sharp and critical editor rating reflects Short Dog 13th Plan (LP) and Kissed By A Fat Waitress (Greetings from the big bartender). This year, with the second salvo Limousine white blonde platinum (after the disappointments of his double ethyl Bruno Dante) and Through the hard liquors and Engineering (prose poems), published September 15. The writer will present this weekend at Festival America in Vincennes. The opportunity to share these few words exchanged with him.</p>
<p>The interview below was conducted in two stages. On the phone for a portrait published in L&#8217;Amateur de Cigare, then e-mail this summer.</p>
<p><strong>THE CHESTERFIELD THE PROJECT: Why has it taken eight years to read new texts by Dan Fante in French?<br />
Dan Fante: </strong>No idea. I sent my manuscript to Christian Bourgois, I had no answer. Bizarre from a publisher who brought my father to France and has published two of my books. The New York Times has yet told me: &laquo;&nbsp;Dan Fante is a true outlaw literature!</p>
<p><strong>You&#8217;ve finally signed, there is little, with the 13th note editions, a young house &#8230;</strong><br />
A charming fellow, Eric Vieljeux came to me during one of my trips to Italy: &laquo;&nbsp;I want to get into publishing and I want to publish your work in France.&nbsp;&raquo; He paid for dinner. So, I accepted his offer.</p>
<p><strong>Your last album, From engineering and pure alcohol, a tribute to your brother Nick, who also suffered from alcoholism. Unlike you, he had a tragic end &#8230;</strong><br />
My brother was very musty. If you were trying to address his drinking problems, cures of rehab, he got angry. We were brothers, but not so close. My sadness is even greater today.</p>
<p><strong>Your prose poems suggest a spirituality seem omnipresent. Are you religious?</strong><br />
Without the intuition of God, I am no longer alive. This awareness soothes the mind.</p>
<p><strong>When you sit behind your computer in the morning, do you think about what your old man, John Fante, would have thought ?</strong><br />
He had time to read my first pieces. His advice? &laquo;&nbsp;You&#8217;d better become a plumber! &nbsp;&raquo; When I start a work session, I never think of him. If I spend my day writing poetry, I first read a little poetry. It opens my mind. And whatever happens, I first read my production of the previous day.</p>
<p><strong>Hubert Selby Jr. advised any apprentice writer to write daily, if only a few lines. It is a recommendation that you follow?</strong><br />
I write every day. Otherwise I die.</p>
<p><strong>Do you earn enough money from your writings, since your books are translated into a dozen countries?</strong><br />
Still not enough. In the U.S., perhaps more than elsewhere, it is very hard to be a writer &#8230; There&#8217;s a joke at a dinner or an evening &#8230; You meet someone asks you what you do. You answer &laquo;&nbsp;I am a writer&nbsp;&raquo; and you went on: &laquo;&nbsp;OK, but what you do for a living? &laquo;&nbsp;In the U.S., being a writer is to be like a lizard or spider in the food chain. Better to be in telemarketing, lawyer or teacher next because it&#8217;s very hard to live by your pen. But if writing is your thing, you write. Would have my books adapted for the cinema. I have two people interested: the director Darren Aronofsky (<em>Requiem for a Dream</em>) and actress Naomi Watts has liked my novel <em>Mooch</em>.</p>
<p><strong>You always have to chain odd jobs?</strong><br />
Thank you God, no. My wife works.</p>
<p><strong>Why did you leave the bustle of Los Angeles for the anonymity of Sedona, Arizona?</strong><br />
We wanted to raise our son Giovanni far from LA, where everyone has a gun or a gun. There is too much pollution &#8230; 13 million people in one place &#8230; It is a city too complicated. In Arizona, there are good schools and homes do not cost three million dollars.</p>
<p><strong>Returning to writing. You are often compared to Bukowski. I&#8217;ve read you saying that he had no talent &#8230;</strong><br />
It depends if you consider his prose or his poetry. He revolutionized modern poetry is undeniable. His poems were better than his novels and short stories. It is a big influence on me. Very positive.</p>
<p><strong>Bukowski smoked cheap cigars. And you?</strong><br />
I smoke very good cigars, Drew Estate Naturals at Drew. I smoked four per week, much less at this moment, I calmed down. I was a heavy smoker of cigarettes for twenty years. I love the cigar with coffee. If I could get my hands on Cuban, oh my God, Romeo &amp; Julieta! It&#8217;s like the best champagne. They are wonderful.</p>
<p><strong>I have a fifty in my humidor next to me &#8230;</strong><br />
If I were in the same room and I had a gun, these cigars are for me! (Laughs)</p>
<p><strong>Your moment for smoking?</strong><br />
There was a coffee shop in Sedona, overlooking magnificent mountains. I meet my friends. We find only a single cigar store where I meet my friends on Friday afternoon to smoke. We&#8217;re five or six buddies. They drink brandy or cognac, and my cappuccino or latte.</p>
<p><strong>Sorry for that matter &#8230; but did you totally quit alcohol?</strong><br />
I stopped years ago, otherwise we would this interview by telephone from prison. Alcohol drives people crazy. There is a guy who translated Bukowski &#8230; Leon Marcadet &#8211; my first translator. He translated my first novel and  some from Bukowski. He told me this anecdote: One evening, he and Bukowski drank. Bukowski goes to the toilet. Leon finished the Bukowski&#8217;s beer. Buk returns and asks, &laquo;&nbsp;Where&#8217;s my beer?&nbsp;&raquo;. Leon replies: &laquo;&nbsp;Well, I drank it! &laquo;&nbsp;Here, Bukowski planted a knife on his throat and yells&nbsp;&raquo; I&#8217;ll kill you if you redo it! (Laughs)</p>
<p><strong>Did you met him?</strong><br />
Around 1981, 1982, he came to see my father and we discussed outside near the pool. My father and I were smoking cigarettes, Buk his cheap cigars. He adored my father and it was a nice guy, not arrogant. Besides he drank too much. For me, he is the best American poet of the past 50 years. Unable to be translated well in french, unfortunately.</p>
<p><strong>What kind of cigars did you smoke with your father?</strong><br />
My father loved good cigars, even expensive ones when he could. There was the embargo but I think he got some Cubans. And my grandfather smoked dreadful Toscani, tons of them, he was smoking all the time! With my father, we loved smoking with a cup of coffee and a chat. Which brands?  I&#8217;m not sure. Some Robert Burns, some were not expensive but decent. He loved the Romeo &amp; Julieta, too.</p>
<p><strong>When you enjoy a cigar, what kind of music best escort your curls?</strong><br />
Only the Blues, Tom Waits &#8230; stuff with the harmonica &#8230; I love Pavarotti And when I&#8217;m in the mood for it. You know Guillaume, when you smoke a good cigar, you drink a good coffee or cappuccino and you listen to Pavarotti, you&#8217;re not far from paradise.</p>
<p><strong>In conclusion, always about the parentage, the family &#8230; Your son Giovanni know who was his great grandfather?</strong><br />
It was only five years. The only language he speaks is TRANSFORMERS! (Laughs)</p>
<p><strong>INTERVIEW BY GUILLAUME TESSON</strong></p>
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		<title>Cigare Pitbull : les premières photos</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Sep 2010 14:42:00 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ce n&#8217;est plus un secret : Cyril Pelletier, le taulier d&#8217;Art Tabac, la civette-fumoir du XIVe arrondissement, sort le 20 novembre son cigare maison, manufacturé à Esteli (Nicaragua) par Abdel Fernandez (qui roule notamment les Nicarao de Didier Houvenaghel). La &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/09/20/cigare-pitbull-les-premieres-photos/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/photo4.jpg"><img class="size-full wp-image-748 alignleft" title="photo4" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/photo4.jpg" alt="" width="356" height="480" /></a></p>
<p>Ce n&#8217;est plus un secret : Cyril Pelletier, le taulier d&#8217;<a href="http://www.art-tabac.fr">Art Tabac</a>, la civette-fumoir du XIVe arrondissement, sort le 20 novembre son cigare maison, manufacturé à Esteli (Nicaragua) par Abdel Fernandez (qui roule notamment les Nicarao de Didier Houvenaghel). La première fournée de 2000 unités s&#8217;est arrachée si vite, via réservation, que 1000 cigares de plus ont été roulés pour satisfaire la demande. <strong>Pitbull</strong>, c&#8217;est bien sûr le surnom du patron, connu pour &laquo;&nbsp;avoir ses têtes&nbsp;&raquo; et ses humeurs &#8211; mais ceux qui ont pris la peine de gratter un peu la peinture savent que le bonhomme est une crème. C&#8217;est aussi un clin d&#8217;oeil à Pico, le brave boxer, fidèle compagnon de Cyril, dont la face est reproduite sur les boîtes. Triste coïncidence : Pico n&#8217;est plus, envolé à quelques semaines du coup d&#8217;envoi de la marque. Les boîtes de dix Carlito (5 1/2 X 52) seront vendues 110 euros. Objectif : que ce &laquo;&nbsp;Pitbull&nbsp;&raquo; fasse des petits (trois autres modules, à raison de un par an). Ils seront disponibles dans un premier temps chez Art Tabac et chez Cig-Pip (Strasbourg). Scoop pour le <strong>Chesterfield Project</strong>, les premiers visuels, dévoilant l&#8217;absence de bague au profit d&#8217;un fil rouge réutilisable, selon le créateur&#8230; en bracelet !</p>
<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/photo3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-747" title="photo3" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/photo3.jpg" alt="" width="593" height="800" /></a></p>
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		<title>Claude Chabrol, 1930-2010</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Sep 2010 10:41:32 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/IMG_01281.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-742" title="IMG_0128" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/IMG_01281-1024x682.jpg" alt="" width="573" height="382" /></a></p>
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		<title>Don Alejandro Robaina, 1919-2010</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Apr 2010 17:55:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Source : AFP 18/04/2010 &#171;&#160;Le plus célèbre producteur cubain de tabac, Alejandro Robaina, est décédé à l&#8217;âge de 91 ans des suites d&#8217;un cancer, a annoncé hier la société hispano-cubaine Habanos S.A. qui détient le monopole des ventes de cigares &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/04/18/don-alejandro-robaina-1919-2010/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-706" title="alejandro_robaina" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/04/alejandro_robaina.jpg" alt="alejandro_robaina" width="415" height="356" /></p>
<p><strong>Source : AFP</strong><br />
18/04/2010</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le plus célèbre producteur cubain de tabac, Alejandro Robaina, est décédé à l&#8217;âge de 91 ans des suites d&#8217;un cancer, a annoncé hier la société hispano-cubaine Habanos S.A. qui détient le monopole des ventes de cigares cubains dans le monde.</p>
<p>Alejandro Robaina, dont la famille était établie depuis 1895 dans la région de Vuelta Abajo, réputée pour produire le meilleur tabac du monde, était le seul Cubain à avoir donné de son vivant son nom à une marque de cigares, Vegas Robaina. Il était considéré comme une encyclopédie vivante de la culture du tabac qu&#8217;il avait commencé à récolter à l&#8217;âge de 12 ans.</p>
<p>Ses funérailles auront lieu dimanche après-midi à San Luis, dans la province de Pinar del Rio, où il a vécu quasiment toute sa vie, a indiqué la télévision cubaine.</p>
<p>Créée en 1997, Vegas Robaina est l&#8217;une des marques les plus récentes de cigares et compte cinq bagues de grande qualité élaborées artisanalement. Habanos S.A a réalisé un chiffre d&#8217;affaires de 360 millions de dollars en 2009.&nbsp;&raquo;</p>
<p><span id="more-705"></span><strong>ENGLISH VERSION</strong></p>
<p>18/04/2010</p>
<p>&laquo;&nbsp;The most famous Cuban tobacco producer, Alejandro Robaina, has died at the age of 91 years of battling cancer, yesterday announced the company Hispano-Cuban Habanos SA, which holds a monopoly on sales of Cuban cigars in the world .</p>
<p>Alejandro Robaina, whose family was established since 1895 in the Vuelta Abajo region, known for producing the best tobacco in the world, was the only Cuban to have given his life to a brand name cigars, Vegas Robaina. He was considered a living encyclopedia of the tobacco he had started collecting at the age of 12 years.</p>
<p>His funeral will be held Sunday afternoon in San Luis, Pinar del Rio, where he has lived almost all his life, told Cuban television.</p>
<p>Founded in 1997, Vegas Robaina is one of the latest brands of cigars and five rings of high quality handcrafted developed. Habanos SA has achieved a turnover of 360 million dollars in 2009. &laquo;&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Pete Johnson prépare un cigare Tatuaje exclusif pour la France</title>
		<link>http://www.guillaume-tesson.com/2010/04/13/pete-johnson-prepare-un-cigare-tatuaje-exclusif-pour-la-france/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Apr 2010 07:18:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La blogueuse new-yorkaise Lindsay Heller m&#8217;avait prévenu : &#171;&#160;Si tu croises Pete, attends-toi à devoir plonger avec lui dans une piscine de Saint-Emilion&#160;&#187;. Elle s&#8217;était trompée sur la quantité. Mais elle avait vu juste pour la région : le déjeuner &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/04/13/pete-johnson-prepare-un-cigare-tatuaje-exclusif-pour-la-france/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-676" title="P1070633" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/04/P1070633-1024x768.jpg" alt="P1070633" width="614" height="461" /></p>
<p>La blogueuse new-yorkaise <strong><a href="http://www.lindsayheller.com/">Lindsay Heller</a></strong> m&#8217;avait prévenu : <strong><em>&laquo;&nbsp;Si tu croises Pete, attends-toi à devoir plonger avec lui dans une piscine de Saint-Emilion&nbsp;&raquo;</em></strong>. Elle s&#8217;était trompée sur la quantité. Mais elle avait vu juste pour la région : le déjeuner de vendredi dernier avec le fondateur du label <strong>Tatuaje</strong>, à <a href="http://www.atelierberger.fr/">l&#8217;Atelier Berger</a>, fut arrosé d&#8217;un Pomerol Clos de la Vieille Eglise 2006&#8230;</p>
<p><span id="more-675"></span></p>
<p>Escorté par son ami <strong>Dan Welsh</strong>, créateur du site Internet <a href="http://www.newhavanacigars.com/"><strong>New Havana Cigars</strong></a>, (un bon mètre 90, faux air de Bruce Willis), il revenait d&#8217;un pélérinage en terre bordelaise consacré à évaluer le potentiel de garde du millésime 2009 (<em>&laquo;&nbsp;Il faut que j&#8217;investisse, c&#8217;est une année exceptionnelle !&nbsp;&raquo;</em>). Il en a profité, évidemment, pour traîner ses <em>biker boots</em> dans les caveaux des plus grands châteaux (Yquem, L&#8217;Angélus&#8230;) et distribuer quelques cigares. A quelques jours de la commercialisation en France de sa marque fétiche, <strong>Tatuaje</strong>, sa halte parisienne de fin de semaine fut dédiée à la visite des civettes. Le midi, attablé dans le fumoir de l&#8217;Atelier Berger, Pete Johnson vantait les mérites du petit module <strong>El Triunfador N°5</strong>, très aromatique mais à la puissance civilisée, parfait avant le repas, lorsque le palais est encore frais. Une marque impossible à vendre en France : elle reprend le nom d&#8217;un ancien label cubain. La bague est une réplique exacte choisie parmi sept modèles ayant réellement existé. Johnson évoque ensuite <strong>La Vérité</strong>, une série millésimée conçue comme un vin. <em>&laquo;&nbsp;Elle doit d&#8217;ailleurs vieillir comme un vin, en se bonifiant&nbsp;&raquo;</em>. Le principe : un cigare élaboré à partir <img class="alignright size-medium wp-image-681" title="Photo 044" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/04/Photo-0441-199x300.jpg" alt="Photo 044" width="199" height="300" />d&#8217;une récolte d&#8217;une année donnée sur l&#8217;une des fermes de Don Pepin Garcia, au Nicaragua. Le premier millésime a été roulé à partir de plants <em>habano</em> récoltés en 2008, le deuxième, en 2009, à partir de <em>criollo habano</em> et de <em>pelo de oro</em>. Deux modules existent, un churchill et un robusto, nommé <strong>Esprit de Vérité</strong>. <em>&laquo;&nbsp;Cette gamme, La Vérité, se fume comme on boit un Bourgogne. Avec la tête&nbsp;&raquo;</em>. Le repas s&#8217;achève sur un Tatuaje Petit Cazadores, module fin et court, au pied fermé. Détail qui pointe le souci du beau. Un cigare plus corsé que le précédent. <em>&laquo;&nbsp;On utilise dans ce cigare une feuille vilaine, pas belle à voir mais qui lui donne un goût de terre sucrée&nbsp;&raquo;</em>, commente Johnson. <em>&laquo;&nbsp;C&#8217;est un cigare parfait pour se balader&nbsp;&raquo;</em>. Joignant le geste à la parole, il se lève, et disparaît rue du Louvre, cap vers la Civette du Palais-Royal</p>
<p>Deux jours plus tard, sur <a href="http://twitter.com/TatuajeCigars"><strong>Twitter</strong></a>, notre homme lâche une mini bombe : <strong><em>&laquo;&nbsp;Rentré aux USA. Prêt à travailler sur deux-trois projets pour l&#8217;Europe&nbsp;&raquo;</em></strong>.</p>
<p>De quoi ???</p>
<p>Je devrais poser davantage de questions au lieu de faire des ronds de fumée, parfois&#8230; Un e-mail plus tard, depuis Miami, Pete Johnson confirme l&#8217;info : <em><strong>&laquo;&nbsp;Cela pourrait être un Petit Robusto (4 1/2 X 48) dans la gamme </strong></em><strong>Tatuaje Brown</strong><em><strong>. Uniquement pour la France, c&#8217;est déjà sûr, peut-être pour tout le marché européen. A confirmer. Je pense que ce cigare sera disponible à l&#8217;automne prochain&nbsp;&raquo;</strong></em>.</p>
<p>La photo de famille des Tatuaje disponibles en France, c&#8217;est <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/03/02/tatuaje-la-photo-de-famille-des-cigares-attendus-en-france/"><strong>ici</strong></a>.</p>
<p>Pour en savoir plus sur le parcours de Pete Johnson, c&#8217;est <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/01/07/pete-johnson-tatuaje-cigars-des-que-possible-jinstalle-ma-production-a-cuba/"><strong>là</strong></a>.</p>
<p>(Merci à <strong>Sandro Stroili</strong> pour le portrait de Pete Johnson !)</p>
<p><strong>ENGLISH VERSION :</strong><br />
<strong>Pete Johnson to launch an exclusive Tatuaje for the french market<br />
</strong></p>
<p>The New York blogger Lindsay Heller told me: &laquo;&nbsp;If you meet Pete, expect to have to dive with him in a pool of Saint-Emilion. She was mistaken on the amount. But it was right for the region : lunch last Friday with the founder of the label Tatuaje at the Atelier Berger, was doused with a Pomerol Clos de la Vieille Eglise 2006 &#8230;</p>
<p>Escorted by his friend Dan Welsh, creator of the website New Havana Cigars (one meter 90 false appearance of Bruce Willis), he was returning from a pilgrimage in Bordeaux land dedicated to assessing the potential lay year 2009 (&laquo;&nbsp;I should invest, it is a great year! &laquo;&nbsp;). He took advantage, of course, to drag his biker boots in the vaults of the largest castles (Yquem, The Angelus &#8230;) and give a few cigars. A few days of marketing in France of its brand mascot, Tatuaje, halt its Parisian weekend was dedicated to visiting the civets. At noon, sitting in the smoking room of the Atelier Berger, Pete Johnson extolled the virtues of small module El Triunfador No. 5, very aromatic but the civilized power, perfect before a meal, when the palate is still fresh. A brand not for sale in France: it takes the name of a former Cuban label. The ring is an exact replica chosen from seven models that really existed. Johnson then referred to the Truth, a series designed as a vintage wine. &laquo;&nbsp;It must also aging like a wine, to get better.&nbsp;&raquo; The principle: a cigar made from a picture 044d&#8217;une crop year on a farm of Don Pepin Garcia in Nicaragua. The first vintage was rolled from Habano seed harvested in 2008, the second in 2009, from Criollo and Habano pelo de oro. Two modules are available, a robusto and churchill, named Spirit of Truth. &laquo;&nbsp;This series, The Truth, smokes like a drink Burgundy. With the head. The meal ends with a Tatuaje Petit Cazadores, Modulus and short foot closed. Detail pointing the sake of beauty. A more full-bodied cigar than its predecessor. &laquo;&nbsp;We use a leaf in the cigar ugly, not pretty to watch but it gives an earthy taste sweet,&nbsp;&raquo; says Johnson. &laquo;&nbsp;This is a cigar perfect for walking. Suiting the action to the word, he gets up and disappears rue du Louvre, heading towards the Royal Palace Civet</p>
<p>Two days later, on Twitter, our man dropped a mini bomb: &laquo;&nbsp;Returning to the USA. Ready to work on two to three projects for Europe.</p>
<p>What???</p>
<p>I should ask more questions instead of making smoke rings, sometimes &#8230; An e-mail later from Miami, Pete Johnson confirms the news: &laquo;&nbsp;This could be a Petit Robusto (4 1 / 2 X 48) in the range Tatuaje Brown. Only for France, is already certain is be for the whole European market. To be confirmed. I think this cigar will be available next fall.</p>
<p>The family photo of Tatuaje available in France, is here.</p>
<p>To learn more about the journey of Pete Johnson, is there.</p>
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		<title>Zino Davidoff, en feuilletant le livre d&#8217;or</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 13:36:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cigares]]></category>
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		<description><![CDATA[Il me semble que c&#8217;est en ligne depuis un certain temps, mais je ne m&#8217;y suis attardé que très récemment. Sur le site Internet de la maison Davidoff se niche une section relativement discrète. Le livre d&#8217;or de Zino&#8230; Oh, &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/03/31/zino-davidoff-en-feuilletant-le-livre-dor/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-671" title="davidoff1" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/03/davidoff1.jpg" alt="davidoff1" width="540" height="300" /></p>
<p>Il me semble que c&#8217;est en ligne depuis un certain temps, mais je ne m&#8217;y suis attardé que très récemment. Sur le site Internet de la maison <a href="http://www.davidoff.com">Davidoff</a> se niche une section relativement discrète. <strong>Le livre d&#8217;or de Zino</strong>&#8230;</p>
<p><span id="more-664"></span></p>
<p>Oh, tout n&#8217;y est pas. Mais des extraits. Quelques signatures. Certaines, griffonnées sèchement, sans formule de politesse, sentent un peu l&#8217;extorsion d&#8217;autographe après le passage en caisse (celle de Gainsbourg, par exemple). Parfois, quelques mots. C&#8217;est toujours bref. Mais à chaque fois, on se projette un instant dans la boutique genèvoise du petit commerçant devenu superstar, VRP en chef de la cause cigare. Et on vit fugacement parmi les fantômes. A travers le graffiti de Noiret, comment ne pas entendre le timbre de voix de l&#8217;acteur ? :</p>
<p><img title="oh_noire" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/03/oh_noire.jpg" alt="oh_noire" width="600" height="351" /></p>
<p>On y croise aussi des signatures moins attendues. Alain Prost et Elvis Presley n&#8217;étaient-ils pas sensés éviter les volutes ? Ce que rédige l&#8217;interprète de <em>Hound Dog</em> ne prête pourtant pas à confusion. On l&#8217;imagine remplissant sa valise ou son étui à guitare de quelques jolis modules :</p>
<p><img title="oh_elvis" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/03/oh_elvis.jpg" alt="oh_elvis" width="600" height="663" /></p>
<p>Amateur de grands Bordeaux, Charles Aznavour devient, lui, carrément lyrique :</p>
<p><img title="oh_azna" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/03/oh_azna.jpg" alt="oh_azna" width="600" height="334" /></p>
<p>Et puis il y a cette lettre d&#8217;Orson Welles, demandant à Zino de préparer un assortiment de cigares aux petits oignons pour un certain&#8230; Maréchal Tito ! <em><strong>&laquo;&nbsp;Le cadeau doit faire son effet avec élégance. sans chercher à en faire trop&#8230;&nbsp;&raquo;</strong></em></p>
<p><img title="oh_wells" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/03/oh_wells.jpg" alt="oh_wells" width="600" height="775" /></p>
<p><strong> ENGLISH VERSION : ON ZINO DAVIDOFF&#8217;S GUESTBOOK<br />
</strong></p>
<p>It seems to me online for some time, but I found it very recently. On the website of the Davidoff nestles a relatively quiet section. Zino&#8217;s guestbook&#8230;</p>
<p>Forget about any full version. Only extracts and small quotes are there. Some signatures as well. Some, scribbled dryly, without salutation, look a little extortion autograph after checkout (one from Gainsbourg, for instance). Sometimes a few words. It is always brief. But each time, it is projected into the shop for a moment the small trader became Geneva superstar VRP chief cause cigar. And we saw fleetingly among ghosts. Through graffiti Noiret, how not hear the tone of voice actor? &#8230;</p>
<p>It also crosses signatures least expected. Alain Prost and Elvis Presley were not they supposed to avoid the scrolls? What writes the interpreter of Hound Dog does not yet ready to confusion. We imagine filling his bag or guitar case a few nice modules &#8230;</p>
<p>A lover of Bordeaux wines, Charles Aznavour becomes him squarely lyric &#8230;</p>
<p>And then there&#8217;s this letter from Orson Welles, asking Zino prepare an assortment of cigars to the onions for a &#8230; Tito! &laquo;&nbsp;The gift is to take effect with elegance. Without trying to do too much &#8230;&nbsp;&raquo;</p>
]]></content:encoded>
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