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	<title>Guillaume Tesson. Un blog. &#187; Livres</title>
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	<description>Signaux de fumée et dérives partagées.</description>
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		<title>Le &#171;&#160;Che&#160;&#187;, nouvelle icône de Reporters sans frontières</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 16:50:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le prochain album publié par Reporters sans frontières pour la Journée internationale de la liberté de la presse (sortie le 3 mai) met en avant le travail de René Burri, membre de l&#8217;agence Magnum depuis 1959. Parmi des instantanés issus &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2011/04/05/le-che-nouvelle-icone-de-reporters-sans-frontieres/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Che-Burri.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-786" title="Che-Burri" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Che-Burri.jpg" alt="" width="612" height="612" /></a></p>
<p>Le prochain album publié par <strong>Reporters sans frontières</strong> pour la Journée internationale de la liberté de la presse (sortie le 3 mai) met en avant le travail de René Burri, membre de l&#8217;agence Magnum depuis 1959. Parmi des instantanés issus de reportages au Viet-Nam, à Berlin-Est, en Argentine ou en Egypte, figurent plusieurs clichés rapportés de Cuba lors des premières années de la Révolution. Dont ce célèbre portrait du &laquo;&nbsp;Che&nbsp;&raquo; dégustant un cigare, propulsé en &laquo;&nbsp;Une&nbsp;&raquo; du recueil. Ouille. <strong>Cuba, Guevarra et liberté de la presse&#8230;</strong> Une salve cynique de la part de Reporters sans frontières ? Dans un préambule, l&#8217;organisation entend désamorcer toute polémique : <em>&laquo;&nbsp;En défendant la cause des journalistes indépendants cubains pendant des années, l&#8217;organisation a contribué à tordre les mythes de la Révolution cubaine et les figures qui s&#8217;y rattachent. Nous allons continuer de mettre notre énergie au service des derniers journalistes encore détenus et rappeler aux autorités qu&#8217;elles doivent rompre avec le monopole sur l&#8217;information qui prive les Cubains d&#8217;un droit fondamental&nbsp;&raquo;</em>. CQFD.</p>
<p>En vente en kiosques et librairies le 3 mai prochain, 9,90 €.</p>
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		<title>Le manifeste &#171;&#160;chap&#160;&#187; ou la révolution en culottes de tweed</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Nov 2010 19:51:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tous aux abris ! Le Manifeste chap (in english, chap veut dire &#171;&#160;le gars&#160;&#187;) vient de sortir en librairies, aux éditions des Equateurs. Cette traduction d&#8217;un ouvrage de Gustav Temple et Victor Darkwood déjà paru en Grande-Bretagne, expose les fondements &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/11/26/le-manifeste-chap-ou-la-revolution-en-culottes-de-tweed/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/11/the-chap.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-777" title="the-chap" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/11/the-chap-216x300.jpg" alt="" width="216" height="300" /></a>Tous aux abris ! <em>Le Manifeste chap</em> (in english, <em>chap</em> veut dire &laquo;&nbsp;le gars&nbsp;&raquo;) vient de sortir en librairies, aux éditions des Equateurs. Cette traduction d&#8217;un ouvrage de Gustav Temple et Victor Darkwood déjà paru en Grande-Bretagne, expose les fondements d&#8217;un mouvement auto-proclamé &laquo;&nbsp;anarcho-dandy&nbsp;&raquo;, né là-bas en 2000. Leur objectif ? Promouvoir <em>&laquo;&nbsp;la joie de vivre, l&#8217;humour, l&#8217;élégance, les bonnes manières pour conjurer l&#8217;esprit de sérieux et l&#8217;horreur économique de notre monde actuel&nbsp;&raquo;</em>. Fichtre. Je cite la présentation officielle : <em>&laquo;&nbsp;Les Chaps ont pour maître à penser Oscar Wilde, Georges Orwell, David Niven, ils défendent les valeurs qui ont sculpté l&#8217;identité et l&#8217;insularité de la Grande-Bretagne : la poésie, le tweed, les longues moustaches, le chapeau melon, le Martini dry, le monocle, la canne à pommeau, la lenteur. Rétifs au salariat et à la dictature financière, ils sont les défenseurs d&#8217;une révolution ironique&nbsp;&raquo;</em>. Ils ont aussi brandi leurs cannes et leur courroux lorsqu&#8217;une campagne ridicule gomma le cigare de l&#8217;illustre Churchill sur une photo honteusement retouchée. On ne badine pas avec celui qui sirotait un verre de blanc en prenant son bain matinal. Bref, qui savait vivre.</p>
<p>Ces doux-dingues sont formels : on peut tout à la fois militer pour le port du trois-pièces sur-mesure coupé dans le meilleur Prince-de-Galles, rêver la nuit de la pipe Dunhill qui ira un jour rejoindre les autres bouffardes de sa collection (en hésitant entre la finition noir laqué <em>dress</em> et la <em>shell</em>, la sablée qui brûle moins les doigts), frissonner de plaisir en revêtant un trench-coat anglais tout en vénérant pêle-mêle les Monty Python, Christophe Alévêque, et en votant depuis plus de quinze ans pour Notre Président Christophe Salengro du Groland. Hein ? Mais non je n&#8217;ai pas parlé de moi.</p>
<p>Certes, le manifeste chap, n&#8217;est peut-être pas aussi subversif que ses géniteurs l&#8217;avancent. Mais, siphonnant improbablement les essences entremêlées de Barbey d&#8217;Aurevilly, Guy Debord, des Yes Men et de Peter Sellers, la blague est bien troussée. Elle mérite donc qu&#8217;on en reparle très bientôt par ici. <em>Don&#8217;t you mind, gents ?</em></p>
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		<title>Dan Fante, l&#8217;interview : &#171;&#160;Bukowski, mon père et moi, au bord de la piscine&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 15:22:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est une partie de billard à trois bandes qui m&#8217;a conduit jusqu&#8217;à lui. D&#8217;abord le chef-d&#8217;oeuvre de son paternel disparu en 1983, John Fante, Demande à la poussière. L&#8217;histoire d&#8217;un écrivain qui n&#8217;a encore rien couché sur le papier, exceptée &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/09/21/dan-fante-linterview-bukowski-mon-pere-et-moi-au-bord-de-la-piscine/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-368" title="danfante2_gdeImage-parNicolasGuerbe" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2009/10/danfante2_gdeImage-parNicolasGuerbe.jpg" alt="danfante2_gdeImage-parNicolasGuerbe" width="560" height="560" /></p>
<p><strong>C&#8217;est une partie de billard à trois bandes qui m&#8217;a conduit jusqu&#8217;à lui.</strong> D&#8217;abord le chef-d&#8217;oeuvre de son paternel disparu en 1983, John Fante, <strong><em>Demande à la poussière</em></strong>. L&#8217;histoire d&#8217;un écrivain qui n&#8217;a encore rien couché sur le papier, exceptée une nouvelle, <em>Le petit chien qui riait</em>, dont il trimballe une valise pleine d&#8217;exemplaires. Fin prêt pour la gloire mais fauché, il s&#8217;installe dans un hôtel sur les hauteurs d&#8217;Hollywood, imbu du talent qui lui fait défaut. Mais il s&#8217;aperçoit vite qu&#8217;il n&#8217;a pas assez vécu pour taper quoi que ce soit de consistant sur sa machine. Il promène alors son aigreur parmi quelques paumés, dont une vénéneuse serveuse mexicaine qui va lui dévorer le coeur et le cerveau&#8230;</p>
<p><span id="more-367"></span></p>
<p>La version poche de <strong><em>Demande à la poussière</em> </strong>(chez 10/18) est préfacée par Charles Bukowski. Il y explique comment la découverte de ce roman dans une bibliothèque publique, alors qu&#8217;il était en voie de clochardisation, avait changé sa vie, lui donnant le virus de l&#8217;écriture. Je suis donc passé de Fante à Bukowski. Puis de Bukowski à&#8230; Dan Fante. Le fils. Venu à l&#8217;écriture après vingt ans d&#8217;alcool. Des années à tutoyer le Mogen David, ignoble vin bon marché. A émerger le froc baissé dans des cinémas pornos ou dans un motel, baignant dans son sang après s&#8217;être lardé le ventre de coups de couteau. A travers les frasques piteuses de son alter-ego de fiction, Bruno <a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/Anges20FS.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-753" title="Anges20FS" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/Anges20FS-188x300.gif" alt="" width="188" height="300" /></a>Dante, son premier roman, <em><strong>Les Anges n&#8217;ont rien dans les poches </strong></em>(Robert Laffont), ouvrait en 1996 un long tunnel émaillé de bornes poisseuses &#8211; cures de désintoxication, petits boulots, flirts bancals&#8230; que sillonnent <strong><em>En Crachant du haut des buildings</em></strong> (1999) et <em><strong>La Tête hors de l&#8217;eau</strong></em> (2001) chez Christian Bourgois. Passent huit années sans maison d&#8217;édition en France, tandis qu&#8217;il publie plusieurs recueils et pièces de théâtre aux Etats-Unis. Ce n&#8217;est qu&#8217;en 2009 que le pointu et indispensable éditeur <a href="http://dev13enote.khepri-systems.com/Default.aspx"><strong>13e Note</strong></a> traduit <em>Short Dog</em> (<em><strong>Régime sec</strong></em>) et <em>Kissed By A Fat Waitress</em> (<em><strong>Bons baisers de la grosse barmaid</strong></em>). Cette année, deuxième salve avec <em><strong>Limousines blanches et blondes platines</strong></em> (suite des déboires éthyliques de son double, Bruno Dante) et <em><strong>De l&#8217;alcool dur et du génie</strong></em> (poèmes en prose), paru le 15 septembre. L&#8217;écrivain sera présent ce week-end au <a href="http://www.festival-america.org/"><strong>Festival America de Vincennes</strong></a>.</p>
<p>L&#8217;interview ci-après fut réalisée en deux temps. Au téléphone pour un portrait publié dans <em><strong>L&#8217;Amateur de Cigare</strong></em>, puis par e-mail, cet été.</p>
<p><strong>THE CHESTERFIELD PROJECT : Pourquoi a-t-il fallu attendre huit ans pour lire de nouveaux textes de Dan Fante en français ?<br />
DAN FANTE :</strong> Aucune idée. J’envoyais mes manuscrits à Bourgois, je n’avais pas de réponse. Bizarre de la part d’un éditeur qui a fait découvrir mon père à la France et qui a publié deux de mes livres. Le New York Times a pourtant dit de moi : <em>« Dan Fante est un véritable hors-la-loi de la littérature »</em> !</p>
<p><strong>Vous avez finalement signé, il y a peu, avec 13e Note éditions, une toute jeune maison…</strong><br />
Un type charmant, Eric Vieljeux, est venu me voir lors d’un de mes passages en Italie : <em>« Je veux me lancer dans l’édition et je veux publier votre œuvre en France »</em>. Il a payé le dîner. Du coup, j’ai accepté son offre.</p>
<p><strong><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/AlcoolA300_.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-754" title="AlcoolA300_" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/AlcoolA300_-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Votre dernier opus, <em>Du Génie et de l’alcool pur</em>, rend hommage à votre frère Nick, tombé lui aussi dans l’alcoolisme. Contrairement à vous, il y a laissé sa peau…</strong><br />
Mon frère était très renfermé. Si vous tentiez d’aborder ses problèmes de boisson, les cures de désintox, il se mettait en colère. Nous étions frères mais pas si proches. Ma tristesse en est d’autant plus grande aujourd’hui.</p>
<p><strong>Vos poèmes en prose laissent paraître une spiritualité omniprésente. Etes-vous croyant ?</strong><br />
Sans l’intuition de Dieu, je ne serai plus en vie. Cette conscience m’apaise.</p>
<p><strong><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/JohnFante.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-756" title="JohnFante" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/JohnFante-300x220.jpg" alt="" width="300" height="220" /></a>Quand on est le fils de l’écrivain John Fante et qu’on s’installe derrière l’ordinateur pour écrire, le matin, on pense à la figure du père, à ce qu’il aurait pensé ?</strong><br />
Il a eu le temps de lire mes premiers textes. Son conseil ? <em>« Tu ferais mieux de devenir plombier ! »</em> Cela remet les idées en place. Quand je démarre une séance de travail, je ne pense jamais à lui. Si je consacre ma journée à écrire de la poésie, je lis d’abord un peu de poésie. Cela m’ouvre l’esprit. Et quoi qu’il arrive, je commence  par relire ma production de la veille.</p>
<p><strong>Hubert Selby Jr conseillait à tout apprenti écrivain d’écrire quotidiennement, ne serait-ce que quelques lignes. C’est une recommandation que vous suivez ?</strong><br />
J’écris tous les jours. Sans quoi, je mourrai.</p>
<p><strong>Vivez-vous de votre plume, depuis que vos livres sont traduits dans une dizaine de pays ?</strong><br />
Hélàs, toujours pas suffisamment. Aux Etats-Unis, peut-être plus qu’ailleurs, c’est très dur d’être écrivain… Il y a une blague, dans les dîners, les soirées… Vous rencontrez quelqu’un, il vous demande ce que vous faites. Vous répondez <em>« je suis écrivain »</em> et il vous reprend : <em>« OK, mais qu’est-ce que vous faites pour gagner votre vie ? »</em> Aux USA, être écrivain, c’est être comme le lézard ou l’araignée dans la chaîne alimentaire. Mieux vaut être dans le télémarketing, avocat ou prof à côté car c’est très dur de vivre de votre plume. Mais si écrire est votre truc, vous écrivez. Il faudrait que mes livres soient adaptés au cinéma. J’ai deux personnes interessées : le réalisateur Darren Aronofsky (<em>Requiem for a dream</em>) et l’actrice Naomi Watts, a bien aimé mon roman <em>La Tête hors de l’eau</em>.</p>
<p><strong>Vous êtes toujours obligé d’enchaîner les petits boulots ?</strong><br />
Dieu merci, non. Ma femme travaille.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir quitté l&#8217;effervescence de Los Angeles pour l&#8217;anonymat de Sedona, au cœur de l’Arizona ?</strong><br />
On voulait élever notre fils Giovanni loin de L.A., où tout le monde a un flingue ou une mitrailleuse. Il y a trop de pollution… 13 millions de gens au même endroit&#8230; C’est une ville trop compliquée. En Arizona, il y a de bonnes écoles et les maisons ne coûtent pas 3 millions de dollars.</p>
<p><strong>Revenons à l’écriture. On vous compare souvent à Bukowski. Je vous ai lu dire de lui qu’il n’avait <a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/Charles-Bukowski.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-755" title="Charles-Bukowski" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/Charles-Bukowski-236x300.jpg" alt="" width="236" height="300" /></a>aucun talent…</strong><br />
Tout dépend si on considère sa prose ou sa poésie. Il a bouleversé la poésie moderne, c’est indéniable. Ses poèmes valaient mieux que ses romans et nouvelles. C’est une grande influence pour moi. Très positive.</p>
<p><strong>Bukowski fumait des cigares bons marchés. Et vous ?</strong><br />
Je fume de très bons cigares, des Drew Naturals de chez Drew Estate. J’en fume quatre par semaine, beaucoup moins en ce moment, je me suis calmé. J’ai été un gros fumeur de cigarettes pendant vingt ans. J’adore le cigare avec le café. Si je pouvais mettre les mains sur des cubains&#8230; Oh, mon Dieu, les Romeo &amp; Julieta ! C’est comme le meilleur des champagnes. Ils sont merveilleux.</p>
<p><strong>J’en ai une cinquantaine dans mon humidor, à côté de moi…</strong><br />
Si j’étais dans la même pièce et que j’avais un flingue, ces cigares seraient à moi ! (rires)</p>
<p><strong>Votre moment privilégié pour fumer ?</strong><br />
Il y a un <em>coffee shop</em> a Sedona, qui surplombe de magnifiques montagnes. J’y rencontre mes amis. On n’y trouve qu’un seul <em>cigar store</em> où je rencontre mes amis le vendredi après-midi pour fumer. On est cinq ou six. Ils boivent du brandy ou du cognac et moi du capuccino ou du café au lait.</p>
<p><strong>Pardon pour cette question sûrement indiscrète mais… L’alcool, c’est donc définitivement terminé ?</strong><br />
J’ai arrêté il y a des années, sinon on ferait cette interview par téléphone depuis une prison. L’alcool rend fou. Il y a un gars qui a traduit Bukowski… Léon Marcadet – mon premier traducteur. Il a traduit <em>Les Anges n’ont rien dans les poches</em> et du Bukowski. Il m’a raconté cette anecdote : un soir, lui et Bukowski buvaient. Bukowski va aux toilettes. Léon finit la bière de Bukowski. Buk revient et demande : <em>« Où est ma bière ?»</em>. Léon répond : <em>«Bah, elle est finie ! »</em> Là, Bukowski pète un câble, lui plante un couteau sur la gorge et lui hurle <em>« Je te TUE si tu refais ça !!! »</em> (rires)</p>
<p><strong>Vous avez pu le rencontrer ?</strong><br />
Je l’ai rencontré vers 1981, 1982, il venait voir mon père et on discutait dehors près de la piscine. Mon père et moi on fumait des cigarettes, lui ses cigares pas chers. Il adorait mon père et c’était un chic type, pas arrogant. A part qu’il buvait trop. Pour moi, c’est le meilleur poète américain de ces 50 dernières années. Impossible à bien traduire, malheureusement.</p>
<p><strong>Quels cigares fumiez-vous avec votre père ?</strong><br />
Mon père adorait les bons cigares, chers quand il pouvait. Il y avait l’embargo mais je crois qu’il trouvait des cubains. Et mon grand-père fumait d’affreux Toscanis, beaucoup, il en fumait sans arrêt ! Avec mon père, on aimait fumer avec une tasse de café et discuter. Les marques ? Il faut que j’y réfléchisse… Je ne suis pas sûr. Des Robert Burns, certains n’étaient pas chers mais décents. Il aimait les Romeo &amp; Julieta aussi.</p>
<p><strong>Lorsque vous dégustez un cigare, quelle type de musique escorte le mieux vos volutes ?</strong><br />
Il n’y a que le blues, Tom Waits… Des trucs avec de l’harmonica… Et j’aime Pavarotti quand je suis dans l’humeur pour ça. Tu sais Guillaume, quand tu fumes un bon cigare, que tu bois un bon café ou un cappuccino et que tu écoutes Pavarotti, tu n’es pas loin du paradis.</p>
<p><strong>Pour conclure, toujours à propos de la filiation, de la famille… Votre fils Giovanni sait-il qui fut son illustre grand-père ?</strong><br />
Il n’a que cinq ans. La seule langue qu’il parle, c’est TRANSFORMERS ! (rires)</p>
<p><strong>PROPOS RECUEILLIS PAR GUILLAUME TESSON</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-369" title="danfante10_gdeImage-parNicolasGuerbe" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2009/10/danfante10_gdeImage-parNicolasGuerbe.jpg" alt="danfante10_gdeImage-parNicolasGuerbe" width="560" height="560" /></p>
<p>Photos : (c) Nicolas GUERBE, avac l&#8217;aimable autorisation de l&#8217;éditeur.</p>
<p><strong>ENGLISH VERSION :</strong></p>
<p>It&#8217;s a game of pool three bands that led me to him. First, the masterpiece of his father disappeared in 1983, John Fante, Ask the Dust. The story of a writer who has not yet put anything on paper, except a short story, <em>The little dog laughed</em>, which he&#8217;s carrying a suitcase full of copies. Ready for the glory but broke, he moved into a hotel on the heights of Hollywood, imbued with the talent it needs. But he soon realizes he has not lived long enough to type anything of consistent on his computer. He then walks his bitterness among some misfits, including a venomous Mexican waitress who will devour the heart and brain &#8230;</p>
<p>The pocket version of Ask the Dust (in 10/18) is prefaced by Charles Bukowski. He explains how the discovery of this novel in a public library, while he was in the process of homelessness had changed his life, giving him the virus writing. So I went from Fante to Bukowski. Bukowski then &#8230; Dan Fante. Son. He came to writing after twenty years of alcohol. Years in the tu Mogen David, despicable cheap wine. To emerge the pants dropped in porn cinemas or in a motel, in a pool of blood after having his stomach riddled with knife wounds. Through the pitiful antics of his alter-ego of fictional Bruno Dante, his first novel, Angels have nothing in my pockets (Robert Laffont), opened in 1996 a long tunnel terminal sticky glazed &#8211; detoxification small jobs, flirtations wobbly &#8230; that crisscross in the top of buildings Panting (1999) and the head above water (2001) in Bourgois. Spend eight years without publishing house in France, while he published several books and plays in the United States. It was not until 2009 that the sharp and critical editor rating reflects Short Dog 13th Plan (LP) and Kissed By A Fat Waitress (Greetings from the big bartender). This year, with the second salvo Limousine white blonde platinum (after the disappointments of his double ethyl Bruno Dante) and Through the hard liquors and Engineering (prose poems), published September 15. The writer will present this weekend at Festival America in Vincennes. The opportunity to share these few words exchanged with him.</p>
<p>The interview below was conducted in two stages. On the phone for a portrait published in L&#8217;Amateur de Cigare, then e-mail this summer.</p>
<p><strong>THE CHESTERFIELD THE PROJECT: Why has it taken eight years to read new texts by Dan Fante in French?<br />
Dan Fante: </strong>No idea. I sent my manuscript to Christian Bourgois, I had no answer. Bizarre from a publisher who brought my father to France and has published two of my books. The New York Times has yet told me: &laquo;&nbsp;Dan Fante is a true outlaw literature!</p>
<p><strong>You&#8217;ve finally signed, there is little, with the 13th note editions, a young house &#8230;</strong><br />
A charming fellow, Eric Vieljeux came to me during one of my trips to Italy: &laquo;&nbsp;I want to get into publishing and I want to publish your work in France.&nbsp;&raquo; He paid for dinner. So, I accepted his offer.</p>
<p><strong>Your last album, From engineering and pure alcohol, a tribute to your brother Nick, who also suffered from alcoholism. Unlike you, he had a tragic end &#8230;</strong><br />
My brother was very musty. If you were trying to address his drinking problems, cures of rehab, he got angry. We were brothers, but not so close. My sadness is even greater today.</p>
<p><strong>Your prose poems suggest a spirituality seem omnipresent. Are you religious?</strong><br />
Without the intuition of God, I am no longer alive. This awareness soothes the mind.</p>
<p><strong>When you sit behind your computer in the morning, do you think about what your old man, John Fante, would have thought ?</strong><br />
He had time to read my first pieces. His advice? &laquo;&nbsp;You&#8217;d better become a plumber! &nbsp;&raquo; When I start a work session, I never think of him. If I spend my day writing poetry, I first read a little poetry. It opens my mind. And whatever happens, I first read my production of the previous day.</p>
<p><strong>Hubert Selby Jr. advised any apprentice writer to write daily, if only a few lines. It is a recommendation that you follow?</strong><br />
I write every day. Otherwise I die.</p>
<p><strong>Do you earn enough money from your writings, since your books are translated into a dozen countries?</strong><br />
Still not enough. In the U.S., perhaps more than elsewhere, it is very hard to be a writer &#8230; There&#8217;s a joke at a dinner or an evening &#8230; You meet someone asks you what you do. You answer &laquo;&nbsp;I am a writer&nbsp;&raquo; and you went on: &laquo;&nbsp;OK, but what you do for a living? &laquo;&nbsp;In the U.S., being a writer is to be like a lizard or spider in the food chain. Better to be in telemarketing, lawyer or teacher next because it&#8217;s very hard to live by your pen. But if writing is your thing, you write. Would have my books adapted for the cinema. I have two people interested: the director Darren Aronofsky (<em>Requiem for a Dream</em>) and actress Naomi Watts has liked my novel <em>Mooch</em>.</p>
<p><strong>You always have to chain odd jobs?</strong><br />
Thank you God, no. My wife works.</p>
<p><strong>Why did you leave the bustle of Los Angeles for the anonymity of Sedona, Arizona?</strong><br />
We wanted to raise our son Giovanni far from LA, where everyone has a gun or a gun. There is too much pollution &#8230; 13 million people in one place &#8230; It is a city too complicated. In Arizona, there are good schools and homes do not cost three million dollars.</p>
<p><strong>Returning to writing. You are often compared to Bukowski. I&#8217;ve read you saying that he had no talent &#8230;</strong><br />
It depends if you consider his prose or his poetry. He revolutionized modern poetry is undeniable. His poems were better than his novels and short stories. It is a big influence on me. Very positive.</p>
<p><strong>Bukowski smoked cheap cigars. And you?</strong><br />
I smoke very good cigars, Drew Estate Naturals at Drew. I smoked four per week, much less at this moment, I calmed down. I was a heavy smoker of cigarettes for twenty years. I love the cigar with coffee. If I could get my hands on Cuban, oh my God, Romeo &amp; Julieta! It&#8217;s like the best champagne. They are wonderful.</p>
<p><strong>I have a fifty in my humidor next to me &#8230;</strong><br />
If I were in the same room and I had a gun, these cigars are for me! (Laughs)</p>
<p><strong>Your moment for smoking?</strong><br />
There was a coffee shop in Sedona, overlooking magnificent mountains. I meet my friends. We find only a single cigar store where I meet my friends on Friday afternoon to smoke. We&#8217;re five or six buddies. They drink brandy or cognac, and my cappuccino or latte.</p>
<p><strong>Sorry for that matter &#8230; but did you totally quit alcohol?</strong><br />
I stopped years ago, otherwise we would this interview by telephone from prison. Alcohol drives people crazy. There is a guy who translated Bukowski &#8230; Leon Marcadet &#8211; my first translator. He translated my first novel and  some from Bukowski. He told me this anecdote: One evening, he and Bukowski drank. Bukowski goes to the toilet. Leon finished the Bukowski&#8217;s beer. Buk returns and asks, &laquo;&nbsp;Where&#8217;s my beer?&nbsp;&raquo;. Leon replies: &laquo;&nbsp;Well, I drank it! &laquo;&nbsp;Here, Bukowski planted a knife on his throat and yells&nbsp;&raquo; I&#8217;ll kill you if you redo it! (Laughs)</p>
<p><strong>Did you met him?</strong><br />
Around 1981, 1982, he came to see my father and we discussed outside near the pool. My father and I were smoking cigarettes, Buk his cheap cigars. He adored my father and it was a nice guy, not arrogant. Besides he drank too much. For me, he is the best American poet of the past 50 years. Unable to be translated well in french, unfortunately.</p>
<p><strong>What kind of cigars did you smoke with your father?</strong><br />
My father loved good cigars, even expensive ones when he could. There was the embargo but I think he got some Cubans. And my grandfather smoked dreadful Toscani, tons of them, he was smoking all the time! With my father, we loved smoking with a cup of coffee and a chat. Which brands?  I&#8217;m not sure. Some Robert Burns, some were not expensive but decent. He loved the Romeo &amp; Julieta, too.</p>
<p><strong>When you enjoy a cigar, what kind of music best escort your curls?</strong><br />
Only the Blues, Tom Waits &#8230; stuff with the harmonica &#8230; I love Pavarotti And when I&#8217;m in the mood for it. You know Guillaume, when you smoke a good cigar, you drink a good coffee or cappuccino and you listen to Pavarotti, you&#8217;re not far from paradise.</p>
<p><strong>In conclusion, always about the parentage, the family &#8230; Your son Giovanni know who was his great grandfather?</strong><br />
It was only five years. The only language he speaks is TRANSFORMERS! (Laughs)</p>
<p><strong>INTERVIEW BY GUILLAUME TESSON</strong></p>
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		<title>Pour &#171;&#160;Fumer en liberté&#160;&#187;, suivez le guide</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 16:12:47 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les épreuves viennent d&#8217;arriver sur mon bureau. Initié par Sophie Cardon et Franck Réquena, déjà animateurs du site Smok&#8217;in, le guide Fumer en liberté (éditions du Rocher), sortira le 11 février. Cigare, cigarette, chicha&#8230; L&#8217;ouvrage reconnaît tous types de volutes. &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/01/15/pour-fumer-en-liberte-suivez-le-guide/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-631" title="Fumer-en-liberté" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/01/Fumer-en-liberté-225x300.jpg" alt="Fumer-en-liberté" width="225" height="300" />Les épreuves viennent d&#8217;arriver sur mon bureau. Initié par Sophie Cardon et Franck Réquena, déjà animateurs du site <a href="http://smok-in.fr/">Smok&#8217;in</a>, le guide <em><strong>Fumer en liberté</strong></em> (éditions du Rocher), sortira le 11 février. Cigare, cigarette, chicha&#8230; L&#8217;ouvrage reconnaît tous types de volutes. Il recense 200 établissements en France équipés aux normes strictes prévues par la loi (superficie adéquate, extracteurs de fumée réglementaires&#8230;) pour accueillir les fumeurs et leurs fumigènes. Il faudra donc faire le tri entre boîtes de nuits, restaurants et bars d&#8217;hôtels pour trouver son havre. Pour la capitale, les passages obligés sont de la partie : <em>Cubana Café, Goumard, L&#8217;Atelier Berger, Tante Marguerite, Le Boudoir</em>&#8230; D&#8217;autres maisons moins connues sont présentées, comme le <em>Khao Suay</em> dans le XIe ou la <em>Récré des Artistes</em> dans le XIIe.</p>
<p>Les terrasses, couvertes ou non, chauffées ou pas, se font porter pâle. Sans doute parce que le sujet est particulièrement dans le viseur des anti-fumée et dans le collimateur des écologistes (qui montrent du doigt les lampes et &laquo;&nbsp;champignons&nbsp;&raquo; chauffants).</p>
<p>En bonus : un &laquo;&nbsp;Top 50&#8243; des fumoirs en France&#8230;</p>
<p>Les épreuves sont tellement fraîches que le prix du livre n&#8217;y figure pas. Peu importe. Saluons l&#8217;initiative des auteurs et le courage de l&#8217;éditeur.</p>
<p><a class="a2a_dd" href="http://www.addtoany.com/share_save?linkname=The%20Chesterfield%20Project&amp;linkurl=www.guillaume-tesson.com"><img src="http://static.addtoany.com/buttons/share_save_171_16.png" width="171" height="16" border="0" alt="Share/Bookmark"/></a><script type="text/javascript">a2a_linkname="The Chesterfield Project";a2a_linkurl="www.guillaume-tesson.com";</script><script type="text/javascript" src="http://static.addtoany.com/menu/page.js"></script></p>
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		<title>Jacques Dutronc, la bio</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 16:59:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Evidemment, ceux qui auraient déjà lu le post dans lequel j&#8217;évoque ma quête du Graal vont croire que je m&#8217;apprête à brandir ma peau de chamois pour cirer les Weston de Michel Leydier, l&#8217;auteur de cette biographie consacrée à l&#8217;homme &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/01/04/jacques-dutronc-la-bio/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-559" title="LA-BIO" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2009/12/LA-BIO.jpg" alt="LA-BIO" width="279" height="440" /></p>
<p>Evidemment, ceux qui auraient déjà lu le post dans lequel j&#8217;évoque <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2009/10/16/jacques-dutronc-affaire-non-classee/">ma quête du Graal</a> vont croire que je m&#8217;apprête à brandir ma peau de chamois pour cirer les Weston de Michel Leydier, l&#8217;auteur de cette biographie consacrée à l&#8217;homme au double-corona, pour augmenter mes chances d&#8217;arriver à mes fins. C&#8217;est exactement ce que je vais faire. Mais sans me forcer.</p>
<p>Car son bouquin captive du premier au dernier tiers, pour parler en dialecte cigare. L&#8217;histoire de ce livre (paru en 2004 mais réédité et enrichi à l&#8217;occasion de la tournée de Dutronc), à elle seule, est croustillante. Leydier, en 2003, interviewe le chanteur pour la sortie de l&#8217;album <em>Madame l&#8217;existence</em>. Il s&#8217;interroge, au détour d&#8217;une question, sur l&#8217;absence à ce jour de &laquo;&nbsp;biographie autorisée&nbsp;&raquo;, dans laquelle Dutronc aurait pu se raconter, revenir sur ses carrières (chanson, cinéma) et son personnage. Une bio ? A quoi bon ? Apparemment, le Corse adoptif s&#8217;en tape. Mais quelques jours plus tard, coup de pouce du hasard : les deux hommes se croisent à nouveau. Et contre toute attente, Dutronc demande à Leydier si &laquo;&nbsp;ça tient toujours&nbsp;&raquo;. Forcément, ça tient toujours. <em>&laquo;&nbsp;Alors je t&#8217;emmène avec moi en Corse !&nbsp;&raquo;</em> Homme de parole, c&#8217;est à Monticello qu&#8217;il se confie l&#8217;été même (canicule 2003), permettant au passage à son propre père (95 printemps), Françoise Hardy, Thomas et à de fidèles comparses de labeur et de déconne d&#8217;ajouter leurs palabres pour commenter cette vie truffée de faux-semblants, de coups d&#8217;éclat, de dilettantisme et de traits de génie.</p>
<p>Qu&#8217;on aime un peu ou fanatiquement le chanteur, l&#8217;acteur ou le personnage impénétrable aux lunettes fumées semant ses bons mots entre deux volutes (j&#8217;avoue placer celui-là avant les autres), on se laisse embarquer. L&#8217;auteur s&#8217;efface devant son sujet. Il ne se met en scène que de rares fois, pour situer son rapport à Dutronc (une enfance marocaine, où le transistor crépite les chansons des yé-yés et où il voit pour la première fois le phénomène sur scène). On (re)découvrira que &laquo;&nbsp;Jacquot&nbsp;&raquo; a débuté guitariste au sein d&#8217;El Toro et les Cyclones, avant d&#8217;accepter, un jour où Vogue n&#8217;avait personne d&#8217;autre sous le coude, de se mettre au micro pour chanter un texte qu&#8217;il vient de mettre en musique : <em>&laquo;&nbsp;Et moi, et moi, et moi&nbsp;&raquo;</em>&#8230;</p>
<p>Côté cigare, je retiendrai une anecdote qui me fait hurler de rire. Sur le tournage du <em>Mors au dents</em>, de Laurent Heynemann, Dutronc fume des Romeo &amp; Julieta en tubes. L&#8217;équipe de tournage aime les lui chiper. Untel le recycle pour y loger un stylo, telle autre y mettra des graines, etc&#8230; Un midi, à la cantine, après avoir avalé son couscous, le comédien remplace le cigare qu&#8217;il vient de prendre par une merguez. Et revisse le tube. Il est récupéré par le régisseur général, persuadé qu&#8217;il contient le havane que l&#8217;acteur lui promet depuis plusieurs jours. Le soir, à la fin d&#8217;un dîner en amoureux, face à celle qu&#8217;il entend séduire, il dévisse le tube et&#8230; Vous avez deviné la suite. Peut-être même que vous en riez autant que moi (avouez). Pour le reste (la légende, les coulisses, les confessions édifiantes et/ou attendrissantes), je vous laisse le soin de pousser la porte de votre libraire, dès le 8 janvier.</p>
<p><em><strong>Dutronc, la bio, </strong></em><strong>de Michel Leydier, éd. du Seuil, 342 p., 19 €. </strong></p>
<p>P.S. : Facebookiens, je vous invite à rejoindre le groupe animé par Michel Leydier, tout simplement baptisé <a href="http://www.facebook.com/pages/JACQUES-DUTRONC-LA-BIO/210267936856">Jacques Dutronc La Bio</a>. <strong><br />
</strong></p>
<p><a class="a2a_dd" href="http://www.addtoany.com/share_save?linkname=The%20Chesterfield%20Project&amp;linkurl=www.guillaume-tesson.com"><img src="http://static.addtoany.com/buttons/share_save_171_16.png" width="171" height="16" border="0" alt="Share/Bookmark"/></a><script type="text/javascript">a2a_linkname="The Chesterfield Project";a2a_linkurl="www.guillaume-tesson.com";</script><script type="text/javascript" src="http://static.addtoany.com/menu/page.js"></script></p>
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