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	<title>Guillaume Tesson. Un blog.</title>
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	<description>Signaux de fumée et dérives partagées.</description>
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		<title>L&#8217;impossibilité Dunhill</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Nov 2011 11:02:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous ne sommes pas près de retrouver en France le goût de ces cigares mythiques nés à Cuba dans les années 1980. Ils survivent aujourd’hui entre la nostalgie de ceux qui les ont vénéré hier et l’hypocrisie des détenteurs de &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2011/11/27/limpossibilite-dunhill/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nous ne sommes pas près de retrouver en France le goût de ces cigares mythiques nés à Cuba dans les années 1980. Ils survivent aujourd’hui entre la nostalgie de ceux qui les ont vénéré hier et l’hypocrisie des détenteurs de la marque aujourd’hui. Explications, que les lecteurs de <em>L&#8217;Amateur de Cigare</em> ont déjà pu lire dans la version papier du magazine.</strong></p>
<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/11/alfreddunhillh1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-846" title="alfreddunhillh" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/11/alfreddunhillh1.jpg" alt="" width="200" height="341" /></a> Au départ, nous avions rédigé un e-mail des plus classique : <em>« Bonjour, je suis journaliste à L’Amateur de Cigare. Je prépare un sujet sur les cigares Dunhill, qui ont connu leur heure de gloire lorsqu’ils étaient roulés à Cuba et sont désormais fabriqués au Nicaragua. Etant donné que la marque vous appartient aujourd’hui, je voulais savoir si nous pouvions en discuter ensemble et savoir pourquoi ce label n’est plus disponible en France »</em>. Depuis Londres, une réponse ne tarde pas à arriver dans notre messagerie. Elle émane d’un cadre haut placé de British American Tobacco, le groupe qui possède les droits des dérivés du tabac pour Dunhill. Jusqu’ici, tout va bien&#8230;</p>
<p>(à gauche : Alfred Dunhill)</p>
<p><span id="more-841"></span></p>
<p>Sauf que le ton est beaucoup, mais alors beaucoup moins informel que le nôtre : <em>«Nous  ne pouvons pas satisfaire à votre demande puisque nous ne faisons  aucune publicité commerciale dans la presse française. Ni British  American Tobacco ni aucune de nos filiales ne saura être associée à cet  article&nbsp;&raquo;. </em>Le meilleur restait à venir : <em>« J’attire également  votre attention sur le fait que la loi Evin interdit en France toute  publicité à l’égard du tabac. En rédigeant un article sur les cigares  Dunhill, sachez que vous vous mettriez en infraction vis-à-vis de  celle-ci. Si vous deviez passer outre, notre entreprise ne pourra vous  être d’aucun soutien. »</em> Humour british ? Second degré bien rôdé ?  Entre mise en garde déplacée et jargon bureaucratique, on est loin de la  discussion courtoise entre amateurs de volutes. Mais reconnaissons que  l’assemblage est corsé. Reprenons calmement. British American Tobacco  (Lucky Strike, Pall Mall&#8230;) est propriétaire du nom Dunhill pour les  cigarettes et les cigares. Ceci figure en toutes lettres sur son site  Internet. Cette société réalise donc des profits en vendant ces  produits. Cependant, elle refuse de communiquer à ce sujet. Et se montre  plus que susceptible : de mauvaise foi et menaçante.</p>
<p>Pourquoi ?  Nous avons posé la question à Howard Smith. Retraité depuis 2009 après  34 ans passés chez Alfred Dunhill à Londres, il a fait ses armes comme  simple vendeur, puis a gravi les échelons pour gérer les stocks, la  distribution, diriger le musée et les archives Dunhill et enfin  s’asseoir dans le fauteuil de directeur marketing. Pour cet authentique  passionné de cigares et de pipes, l’extinction à petit feu des modules  Dunhill est une issue logique. <em>“Alfred Dunhill, au début du siècle  dernier, a commencé par vendre des accessoires pour motards et  automobilistes. De là est née son invention de la windshield pipe, qu’on  pouvait fumer le nez au vent. Son premier produit pour fumeurs”</em>.  Suivront bien d’autres pipes, les cigarettes et les cigares. Dès 1928,  la maison-mère, sur Duke Street, s’agrandit pour ouvrir un département  dédié à ces derniers. Les stocks des clients (dont Winston Churchill et  George VI) sont conservés à un taux d’hygrométrie constant. On affine  sur place durant douze mois minimum les <em>puros</em> importés de la  Havane. Les Don Candido, Flor Del Punto et Don Alfredo sont roulés en  exclusivité pour la maison. Les plus grandes marques cubaines  (Montecristo, Hoyo de Monterrey&#8230;) fournissent la crème de leur  production, adoubée par le sceau “Seleccion Suprema”. Un accord conclu  avec Cubatabaco en 1977 les rassemble sous un seul pavillon &#8211; Dunhill.  Les premiers modules, dont le mythique Estupendo (un churchill),  accostent en Europe en 1982. La qualité est au rendez-vous, les amateurs  aussi.</p>
<p>Mais deux facteurs vont précipiter leur règne.</p>
<p>Le premier coupable est cubain, selon Howard Smith. Son nom : Cohiba. <em>“Castro  n’a jamais supporté l’éventualité que des marques aussi qualitatives  que Dunhill et Davidoff fassent un jour de l’ombre aux labels cubains.  Il est évident que le lancement de Cohiba a mis un terme aux aventures  Dunhill et Davidoff ! Les contrats ont été annulés à cause de cela.</em>”  A compter de 1991, les délocalisations et les rachats achèvent de  déboussoler les fans de la marque anglaise. Davidoff, prévoyant, a  assuré ses arrières en finançant ses propres infrastructures en  République Dominicaine. Dunhill se replie sur le même terroir et  sous-traîte à la Tabacalera (tout en produisant en parallèle aux  Canaries et au Honduras- vous suivez ?). Doux et herbacé, l’assemblage  des Dunhill Dominican Aged Cigars n’a plus rien à voir avec la palette  aromatique épicée et gourmande de jadis. La marque est rachetée en 1999  par British American Tobacco. <em>“Ils ont appliqué à Dunhill les codes marketing de la cigarette”</em>, se souvient un ancien concurrent français. <em>“Présentoirs pour les débitants, packaging revisité et grands renforts de publicité.”</em> Mais la marque a déjà été vidée de sa substance. Elle n’est de toutes  manières pas une priorité pour le géant de la cigarette. Au siège  parisien de Swedish Match (Macanudo, Don Tomas&#8230;), François Sehpossian  souligne l’image brouillée pour le consommateur. Dunhill, c’est des  cigarettes ou des cigares ? Sehpossian sait de quoi il parle. Sa société  a tenté de lancer un cigare Benson &amp; Hedges, <em>“une déclinaison de la marque de cigarettes”</em>. Un flop commercial. <em>“Cela  marche dans le sens tenté par Davidoff : d’abord le cigare, puis la  cigarette dérivée. L’inverse n’a jamais fait ses preuves”</em>. En 2007,  la gamme Signed Range (chaque boîte est signée de la main du torcedor,  du contrôleur qualité, etc&#8230;) voit le jour. La distribution est confiée  à CAO et la fabrication à Carlos Torano. Depuis 2007, les Dunhill sont  manufacturés à Esteli, au Nicaragua. Fin du chapitre délocalisations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le coup de grâce est porté par les lois anti-tabac. <em>“Marlboro  et sa ligne de vêtements, Benson &amp; Hedges ouvrant des coffee shops  aux couleurs de ses paquets de cigarettes&#8230; Le mélange des genres était  arrivé à son paroxysme”</em>, commente Howard Smith. Des décennies  durant, si la branche tabac Dunhill n’a jamais nui à la marque,  également connue pour ses costumes, pardessus et autres parapluies, il  n’en est plus de même en 2005. Cette année-là (la mort dans l’âme, on  l’imagine), Howard Smith adresse un courrier à ses plus fidèles clients.  <em>“La société Alfred Dunhill a décidé de cesser la vente de tout  tabac. Nos mélanges spéciaux pour la pipe seront cependant disponibles  dans nos boutiques jusqu’à épuisement des stocks”</em>. Chez les puristes du <em>white spot</em>,  le petit point blanc figurant sur chaque tuyau de pipe Dunhill, la  pilule a du mal à passer. D’autant que l’usine Murray à Belfast, où ces  mélanges étaient réalisés, ferme ses portes. Une page se tourne. Un  londonien très proche du milieu du cigare résume : <em>“La maison Alfred Dunhill s’est dotée d’un superbe temple au coeur de Londres </em>(une ancienne maison du Duc de Westminster, rénovée et ouverte en août 2008 ndlr)<em>.  Or, elle est bien embêtée : elle y dispose d’un vaste humidor fréquenté  par des amateurs de cigares qui viennent y fumer. Mais primo, elle n’a  plus le droit d’y vendre des vitoles Dunhill car British American  Tobacco ne les distribue plus en Europe et secundo, sa politique  actuelle, lois anti-tabac oblige, c’est de tourner le dos à son héritage  cigare pour éviter les ennuis”</em>.</p>
<p>Pour caresser le mythe, il  reste les ventes aux enchères. Chez Christie’s, le prix de la nostalgie  donne le vertige : une boîte de cinq Dunhill Havana Club Giants a été  adjugée en juin 2010 à 1550 livres. Un cabinet de 50 Dunhill Seleccion  Suprema Hoyo de Monterrey datant de 1966 s’est envolé à 4000 livres.</p>
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		<title>Saharienne : le choix désarme</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Apr 2011 11:04:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le point commun entre Ernest Hemingway en Afrique, le fusil en joue et le cadre parisien l’iPhone collé à l’oreille ? La saharienne. Un incontournable de la garde-robe, aussi pratique qu’indémodable. D’esprit militaire, légère, dotée d’épaulettes, de quatre poches à soufflets &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2011/04/13/saharienne-le-choix-desarme/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/hemingway-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-796" title="hemingway-2" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/hemingway-2.jpg" alt="" width="500" height="688" /></a></p>
<p>Le point commun entre Ernest Hemingway en Afrique, le fusil en joue et le cadre parisien l’iPhone collé à l’oreille ? La saharienne. Un incontournable de la garde-robe, aussi pratique qu’indémodable. D’esprit militaire, légère, dotée d’épaulettes, de quatre poches à soufflets solides cousues sur le devant (sur la poitrine et sous la taille), elle séduit massivement l’urbain en quête de chic utile. Appelée aussi « bush jacket » ou « safari jacket », il y a pourtant longtemps qu’elle a quitté la savane et la jungle qui l’ont vu naître. Mais voilà : avec ou sans ceinture, en coton ou en lin, kaki ou sable, dénichée dans un magasin de pêche, de chasse ou chez H &amp; M&#8230;  Il y a de quoi perdre le Nord devant la quantité d&#8217;ersatzs qui encombrent les linéaires&#8230;</p>
<p><span id="more-794"></span></p>
<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Safari-Jacket-small.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-795" title="Safari-Jacket-small" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Safari-Jacket-small-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> Revenons d&#8217;abord à la genèse de ce basique masculin. L’américain Alan Flusser, auteur d’un ouvrage sur « la maîtrise de l’art de se bien vêtir »*, date aux années 1930 les premières détournements civils de vestes militaires de la Première Guerre Mondiale. En tête : la saharienne, largement utilisée par les troupes du Commonwealth dans les colonies d’Asie et d’Afrique. D’une sobriété exemplaire, impeccablement coupé, le modèle utilisé par les soldats de Sa Majesté dans les années 1930 est d’ailleurs un best-seller de la maison Doursoux. Du fond de son hangar caché derrière la gare Montparnasse, cette société parisienne, spécialiste du vêtement militaire et fournisseur pour le cinéma (OSS 117, La Chute du Faucon Noir…), vend comme des petits pains sa réplique de la veste portée par l’armée britannique lors de la campagne de Palestine en 1917, puis en Birmanie (1942 – 1945). Ses clients ? <em>« L’adepte du costume Yves Saint-Laurent, celui qui part en Afrique… Ou qui repart chez lui en scooter ! »</em> constate Rémy Césard, vendeur chez Doursoux. Lui-même collectionneur, il est intarissable sur le tissu réglementaire (<em>« en principe, de l’Aertex, une toile légère et respirante »</em>) et joue au casque bleu lorsqu’on aborde la question qui fâche : la ceinture, ou martingale. <em>« Ah, ça… C’est LE débat. Elle n’est pas obligatoire, mais il n’y a rien de mieux pour flatter la silhouette. Question de goût »</em>.</p>
<p>Toujours à propos de goût, avec ou sans ceinture, il reste de bon ton d’éviter le « total look » en ville. <em>« Avec cette veste, seules les femmes ont droit de se la jouer Meryl Streep dans Out Of Africa »</em>, met en garde Rémy Césard. Oubliez le pantalon treillis et les rangers. Que vous choisissiez votre saharienne kaki ou beige (plus modernes, le blanc cassé ou le marron gardent le droit de cité), vous n’êtes ni Benicio del Toro dans la peau du Che, ni Clark Gable dans Mogambo. Panachez impérativement (on dit aussi « casser ») votre veste avec du denim. En dessous, chemise blanche ou de couleur pastel, ou t-shirt noir ou blanc seront du meilleur effet. Souliers habituels ou tennis finaliseront l’allure.</p>
<p>Coupe large ou plus ajustée, mélange de coton et de lin ou tissu moderne « intelligent » laissant le vêtement respirer : en 2011, la saharienne reste elle-même tout en jouant avec les codes. Les enseignes l’ont bien compris. Du prêt-à-porter (New Man, Barbour, Zara…) aux équipementiers de chasse (Beretta, Barbour…), tous affichent le basique à leur catalogue. Avec une constante : des poches spacieuses et immédiatement accessibles. Idéales pour protéger portefeuille, téléphone, briquet… Et l’indispensable étui à cigares.</p>
<div><em>*Alan Flusser, Dressing The Man, The Art Of Permanent Fashion, Harper &amp; Collins.</em></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Six cartouches pour vous mettre en chasse :</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Image-3.png"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-801" title="Image 3" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Image-3-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a><strong>Vintage</strong>. Coupe raccourcie, triple pli d&#8217;ampleur, poches à soufflets&#8230; Laisse passer l&#8217;air et empêche l&#8217;humidité d’entrer. Disponible en jungle green et kaki sable.<br />
Pour le flegme british d’Alec Guinness dans Le Pont de la rivière Kwai.<br />
<strong>Saharienne Air Flex Doursoux, 89 euros. Rens. : 01 43 27 00 97 et <a href="http://www.doursoux.com/" target="_blank">www.doursoux.com</a> .</strong><br />
<strong> </strong></p>
<p><strong> </strong><strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Beretta2.png"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-813" title="Beretta" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Beretta2-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a><strong>Africaine</strong>. Depuis quinze générations, Beretta fabrique armes et vêtements de chasse. Cette saharienne en twill de coton cultive la fibre safari. Disponible en vert chasse et beige.<br />
Pour le glamour de Robert Redford dans Out of Africa.<br />
<strong> Saharienne Beretta, 195 euros. Rens. : 01 56 88 59 59  et  <a href="http://www.berettagallery.com">www.berettagallery.com</a><br />
</strong></p>
<div><strong><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Cyrillus1.png"><br />
</a></strong></div>
<div><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Cyrillus2.png"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-810" title="Cyrillus" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Cyrillus2-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a></div>
<div><strong>Mode</strong>. Un exemple réussi de réappropriation par une enseigne au catalogue à la fois sage et actuel. En tissu 52 % coton, 48% lin, ce modèle légèrement cintré est surmonté d’un col montant fermé par patte.<br />
Pour un look branché.<br />
<strong> Saharienne Cyrillus, 219 euros. Rens. : <a href="http://www.cyrillus.fr/" target="_blank">www.cyrillus.fr</a> .</strong></div>
<div><strong><br />
</strong></div>
<div><strong><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Zakary6.png"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-823" title="Zakary" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Zakary6-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a></strong></div>
<div><strong>Nature</strong>. Ce modèle séduit par le tombé et la précision de sa coupe. En tissu 65 % coton et 35 % polyamide. Ouverture dos pour une bonne aération. Gansage cuir.</div>
<div>Pour une allure à la Hemingway.<br />
<strong>Saharienne Zakary Club Interchasse, 179 euros. Rens. :  <a href="http://www.kettner.fr">www.kettner.fr</a> .</strong></div>
<div><strong><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Barbour.png"><br />
</a> </strong></div>
<div><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Barbour22.png"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-817" title="Barbour2" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Barbour22-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a></div>
<div><strong>British</strong>. Coupe ample pour cette veste &laquo;&nbsp;Washed Twill Trooper&nbsp;&raquo; en coloris olive ou sable. 100% coton prélavé, elle est pourvue des quatre poches traditionnelles et d&#8217;un soufflet d&#8217;aisance au dos pour plus de confort.<br />
Pour le classicisme de l&#8217;enseigne et son savoir-faire.<br />
<strong> Saharienne Barbour, 249 €. Rens. : <a href="http://www.barbour.com">www.barbour.com</a> </strong><br />
<em> </em></div>
<div><em><br />
</em></div>
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		<title>Un logiciel pour trouver la terrasse qui ira avec votre cigare</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Apr 2011 14:12:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Au moment où j&#8217;écris ces lignes, le soleil inonde généreusement Paris de ses doux rayons. Le moment rêvé pour un cigare en terrasse. Ceux qui ont déjà leurs habitudes en bas de chez eux n&#8217;auront pas l&#8217;utilité de ce site &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2011/04/08/un-logiciel-pour-trouver-la-terrasse-qui-ira-avec-votre-cigare/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/terrasse.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-791" title="terrasse" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/terrasse.jpg" alt="" width="516" height="364" /></a></p>
<p>Au moment où j&#8217;écris ces lignes, le soleil inonde généreusement Paris de ses doux rayons. Le moment rêvé pour un cigare en terrasse. Ceux qui ont déjà leurs habitudes en bas de chez eux n&#8217;auront pas l&#8217;utilité de ce site Internet décliné en application iPhone (son nom : <a title="Terrasses ensoleillées" href="http://http://terrasses-ensoleillees.com/">www.terrasses-ensoleilles.com</a> ). Les plus nomades, eux, devraient se ruer sur ce moteur de recherche permettant de localiser les meilleures terrasses suivant l&#8217;arrondissement dans lequel on se trouve. Nombre de places, tranche horaire d&#8217;ensoleillement&#8230; Bref, cet allié de l&#8217;amateur de cigare en connaît un rayon.</p>
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		<title>Le &#171;&#160;Che&#160;&#187;, nouvelle icône de Reporters sans frontières</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 16:50:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le prochain album publié par Reporters sans frontières pour la Journée internationale de la liberté de la presse (sortie le 3 mai) met en avant le travail de René Burri, membre de l&#8217;agence Magnum depuis 1959. Parmi des instantanés issus &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2011/04/05/le-che-nouvelle-icone-de-reporters-sans-frontieres/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Che-Burri.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-786" title="Che-Burri" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2011/04/Che-Burri.jpg" alt="" width="612" height="612" /></a></p>
<p>Le prochain album publié par <strong>Reporters sans frontières</strong> pour la Journée internationale de la liberté de la presse (sortie le 3 mai) met en avant le travail de René Burri, membre de l&#8217;agence Magnum depuis 1959. Parmi des instantanés issus de reportages au Viet-Nam, à Berlin-Est, en Argentine ou en Egypte, figurent plusieurs clichés rapportés de Cuba lors des premières années de la Révolution. Dont ce célèbre portrait du &laquo;&nbsp;Che&nbsp;&raquo; dégustant un cigare, propulsé en &laquo;&nbsp;Une&nbsp;&raquo; du recueil. Ouille. <strong>Cuba, Guevarra et liberté de la presse&#8230;</strong> Une salve cynique de la part de Reporters sans frontières ? Dans un préambule, l&#8217;organisation entend désamorcer toute polémique : <em>&laquo;&nbsp;En défendant la cause des journalistes indépendants cubains pendant des années, l&#8217;organisation a contribué à tordre les mythes de la Révolution cubaine et les figures qui s&#8217;y rattachent. Nous allons continuer de mettre notre énergie au service des derniers journalistes encore détenus et rappeler aux autorités qu&#8217;elles doivent rompre avec le monopole sur l&#8217;information qui prive les Cubains d&#8217;un droit fondamental&nbsp;&raquo;</em>. CQFD.</p>
<p>En vente en kiosques et librairies le 3 mai prochain, 9,90 €.</p>
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		<title>Le manifeste &#171;&#160;chap&#160;&#187; ou la révolution en culottes de tweed</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Nov 2010 19:51:02 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Tous aux abris ! Le Manifeste chap (in english, chap veut dire &#171;&#160;le gars&#160;&#187;) vient de sortir en librairies, aux éditions des Equateurs. Cette traduction d&#8217;un ouvrage de Gustav Temple et Victor Darkwood déjà paru en Grande-Bretagne, expose les fondements &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/11/26/le-manifeste-chap-ou-la-revolution-en-culottes-de-tweed/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/11/the-chap.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-777" title="the-chap" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/11/the-chap-216x300.jpg" alt="" width="216" height="300" /></a>Tous aux abris ! <em>Le Manifeste chap</em> (in english, <em>chap</em> veut dire &laquo;&nbsp;le gars&nbsp;&raquo;) vient de sortir en librairies, aux éditions des Equateurs. Cette traduction d&#8217;un ouvrage de Gustav Temple et Victor Darkwood déjà paru en Grande-Bretagne, expose les fondements d&#8217;un mouvement auto-proclamé &laquo;&nbsp;anarcho-dandy&nbsp;&raquo;, né là-bas en 2000. Leur objectif ? Promouvoir <em>&laquo;&nbsp;la joie de vivre, l&#8217;humour, l&#8217;élégance, les bonnes manières pour conjurer l&#8217;esprit de sérieux et l&#8217;horreur économique de notre monde actuel&nbsp;&raquo;</em>. Fichtre. Je cite la présentation officielle : <em>&laquo;&nbsp;Les Chaps ont pour maître à penser Oscar Wilde, Georges Orwell, David Niven, ils défendent les valeurs qui ont sculpté l&#8217;identité et l&#8217;insularité de la Grande-Bretagne : la poésie, le tweed, les longues moustaches, le chapeau melon, le Martini dry, le monocle, la canne à pommeau, la lenteur. Rétifs au salariat et à la dictature financière, ils sont les défenseurs d&#8217;une révolution ironique&nbsp;&raquo;</em>. Ils ont aussi brandi leurs cannes et leur courroux lorsqu&#8217;une campagne ridicule gomma le cigare de l&#8217;illustre Churchill sur une photo honteusement retouchée. On ne badine pas avec celui qui sirotait un verre de blanc en prenant son bain matinal. Bref, qui savait vivre.</p>
<p>Ces doux-dingues sont formels : on peut tout à la fois militer pour le port du trois-pièces sur-mesure coupé dans le meilleur Prince-de-Galles, rêver la nuit de la pipe Dunhill qui ira un jour rejoindre les autres bouffardes de sa collection (en hésitant entre la finition noir laqué <em>dress</em> et la <em>shell</em>, la sablée qui brûle moins les doigts), frissonner de plaisir en revêtant un trench-coat anglais tout en vénérant pêle-mêle les Monty Python, Christophe Alévêque, et en votant depuis plus de quinze ans pour Notre Président Christophe Salengro du Groland. Hein ? Mais non je n&#8217;ai pas parlé de moi.</p>
<p>Certes, le manifeste chap, n&#8217;est peut-être pas aussi subversif que ses géniteurs l&#8217;avancent. Mais, siphonnant improbablement les essences entremêlées de Barbey d&#8217;Aurevilly, Guy Debord, des Yes Men et de Peter Sellers, la blague est bien troussée. Elle mérite donc qu&#8217;on en reparle très bientôt par ici. <em>Don&#8217;t you mind, gents ?</em></p>
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		<title>Illusione Cg4 : retour de flamme</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 15:02:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le monde du cigare (ses fabricants, ses importateurs, ses profs en culottes courtes, ses geeks, ses journalistes / &#171;&#160;Et moi et moi et moi&#160;&#187;, aurait ajouté l&#8217;ami Jacques&#8230;) est un milieu aussi attachant que déboussolant. La plupart du temps, ce &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/10/04/illusione-cg4-retour-de-flamme/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/10/illusione-cg4.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-769" title="illusione-cg4" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/10/illusione-cg4-236x300.jpg" alt="" width="236" height="300" /></a>Le monde du cigare (ses fabricants, ses importateurs, ses profs en culottes courtes, ses geeks, ses journalistes / <strong><em>&laquo;&nbsp;Et moi et moi et moi&nbsp;&raquo;</em></strong>, aurait ajouté l&#8217;ami Jacques&#8230;) est un milieu aussi attachant que déboussolant. La plupart du temps, ce raccourci de société est véritable régal pour l&#8217;observateur. Les sages y sont au coude à coude avec les refaiseurs de matchs. Les premiers sont un bonheur. Ils conseillent à mi-voix et doutent à la fois, considèrent souvent leurs années de passion avec un recul touchant. Pour avoir un peu la paix, certains d&#8217;entre eux prétendent avoir presque tout oublié (les modules cubains d&#8217;avant le &laquo;&nbsp;boom&nbsp;&raquo;, les Davidoff période havane&#8230;) . Ils n&#8217;en sont que plus attendrissants. Parfois, comme eux, il faut savoir sortir du jacuzzi, attraper sa serviette et fuir la meute et ses fumigènes, comme on tournerait le dos à un kop de Boulogne trop enfumé. Au début de l&#8217;été &#8211; fin juin pour être précis &#8211; c&#8217;était exactement mon état d&#8217;esprit. Je venais de terminer <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=149307238440575&amp;ref=mf#!/group.php?gid=149307238440575&amp;ref=mf"><strong>Le Petit Larousse des Cigares</strong></a>, le moteur en surchauffe (parenthèse promo : le livre sera en vente le 13 octobre &#8211; fin de la parenthèse) et, comme un fondu de chocolat aurait abusé de la voluptueuse fève, j&#8217;avoue que j&#8217;avais le palais aux abonnés absents. Oui, vous avez bien lu. Pendant plusieurs semaines, je me suis abstenu. Sacrilège : j&#8217;ai pourtant allumé quelques modules pour les abandonner comme un enfant gâté et ce, les préliminaires à peine achevés. La flamme ? Elle a fini par revenir. C&#8217;était un <strong>Illusione</strong> (Nicaragua),un <strong>Cg4</strong> pour être précis. Un nom carrément tordu pour un cigare franc, droit comme un &laquo;&nbsp;i&nbsp;&raquo;. Chaudement recommandé par <a href="http://www.lindsayheller.com/"><strong>Lindsay Heller</strong></a>, conseillère chez <strong>Nat Sherman</strong> à New York. Ni trop joufflu, ni trop menu. La puissance en retrait, riche en arômes (fruits secs, cuir, cacao), équilibré et nullement asséchant, il me l&#8217;a joué diaporama sur pellicule technicolor. Peu importe le soupçon d&#8217;amertume à l&#8217;entame du deuxième tiers. Sa fumée grasse, sa musique cubaine susurrée sur la fin m&#8217;ont remis les papilles au garde à vous. Aussi simple qu&#8217;une poignée de main. Le bail était renouvelé. J&#8217;étais réconcilié avec le cigare. Je me suis levé, me suis servi un fond de rhum vieux, ai allumé quelques bougies et actionné le bouton &laquo;&nbsp;ON&nbsp;&raquo; du jacuzzi. Prêt à me remettre dans le bain.</p>
<p><em><strong>Cg4, Illusione, corona gorda (5 X 5/8 X 46), env. 8 $ </strong>(Photo honteusement volée au site www.puffincigars.com &#8211; je n&#8217;ai même pas pensé à capturer moi-même ce moment de grâce&#8230;).</em></p>
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		<title>Dan Fante, l&#8217;interview : &#171;&#160;Bukowski, mon père et moi, au bord de la piscine&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 15:22:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est une partie de billard à trois bandes qui m&#8217;a conduit jusqu&#8217;à lui. D&#8217;abord le chef-d&#8217;oeuvre de son paternel disparu en 1983, John Fante, Demande à la poussière. L&#8217;histoire d&#8217;un écrivain qui n&#8217;a encore rien couché sur le papier, exceptée &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/09/21/dan-fante-linterview-bukowski-mon-pere-et-moi-au-bord-de-la-piscine/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-368" title="danfante2_gdeImage-parNicolasGuerbe" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2009/10/danfante2_gdeImage-parNicolasGuerbe.jpg" alt="danfante2_gdeImage-parNicolasGuerbe" width="560" height="560" /></p>
<p><strong>C&#8217;est une partie de billard à trois bandes qui m&#8217;a conduit jusqu&#8217;à lui.</strong> D&#8217;abord le chef-d&#8217;oeuvre de son paternel disparu en 1983, John Fante, <strong><em>Demande à la poussière</em></strong>. L&#8217;histoire d&#8217;un écrivain qui n&#8217;a encore rien couché sur le papier, exceptée une nouvelle, <em>Le petit chien qui riait</em>, dont il trimballe une valise pleine d&#8217;exemplaires. Fin prêt pour la gloire mais fauché, il s&#8217;installe dans un hôtel sur les hauteurs d&#8217;Hollywood, imbu du talent qui lui fait défaut. Mais il s&#8217;aperçoit vite qu&#8217;il n&#8217;a pas assez vécu pour taper quoi que ce soit de consistant sur sa machine. Il promène alors son aigreur parmi quelques paumés, dont une vénéneuse serveuse mexicaine qui va lui dévorer le coeur et le cerveau&#8230;</p>
<p><span id="more-367"></span></p>
<p>La version poche de <strong><em>Demande à la poussière</em> </strong>(chez 10/18) est préfacée par Charles Bukowski. Il y explique comment la découverte de ce roman dans une bibliothèque publique, alors qu&#8217;il était en voie de clochardisation, avait changé sa vie, lui donnant le virus de l&#8217;écriture. Je suis donc passé de Fante à Bukowski. Puis de Bukowski à&#8230; Dan Fante. Le fils. Venu à l&#8217;écriture après vingt ans d&#8217;alcool. Des années à tutoyer le Mogen David, ignoble vin bon marché. A émerger le froc baissé dans des cinémas pornos ou dans un motel, baignant dans son sang après s&#8217;être lardé le ventre de coups de couteau. A travers les frasques piteuses de son alter-ego de fiction, Bruno <a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/Anges20FS.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-753" title="Anges20FS" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/Anges20FS-188x300.gif" alt="" width="188" height="300" /></a>Dante, son premier roman, <em><strong>Les Anges n&#8217;ont rien dans les poches </strong></em>(Robert Laffont), ouvrait en 1996 un long tunnel émaillé de bornes poisseuses &#8211; cures de désintoxication, petits boulots, flirts bancals&#8230; que sillonnent <strong><em>En Crachant du haut des buildings</em></strong> (1999) et <em><strong>La Tête hors de l&#8217;eau</strong></em> (2001) chez Christian Bourgois. Passent huit années sans maison d&#8217;édition en France, tandis qu&#8217;il publie plusieurs recueils et pièces de théâtre aux Etats-Unis. Ce n&#8217;est qu&#8217;en 2009 que le pointu et indispensable éditeur <a href="http://dev13enote.khepri-systems.com/Default.aspx"><strong>13e Note</strong></a> traduit <em>Short Dog</em> (<em><strong>Régime sec</strong></em>) et <em>Kissed By A Fat Waitress</em> (<em><strong>Bons baisers de la grosse barmaid</strong></em>). Cette année, deuxième salve avec <em><strong>Limousines blanches et blondes platines</strong></em> (suite des déboires éthyliques de son double, Bruno Dante) et <em><strong>De l&#8217;alcool dur et du génie</strong></em> (poèmes en prose), paru le 15 septembre. L&#8217;écrivain sera présent ce week-end au <a href="http://www.festival-america.org/"><strong>Festival America de Vincennes</strong></a>.</p>
<p>L&#8217;interview ci-après fut réalisée en deux temps. Au téléphone pour un portrait publié dans <em><strong>L&#8217;Amateur de Cigare</strong></em>, puis par e-mail, cet été.</p>
<p><strong>THE CHESTERFIELD PROJECT : Pourquoi a-t-il fallu attendre huit ans pour lire de nouveaux textes de Dan Fante en français ?<br />
DAN FANTE :</strong> Aucune idée. J’envoyais mes manuscrits à Bourgois, je n’avais pas de réponse. Bizarre de la part d’un éditeur qui a fait découvrir mon père à la France et qui a publié deux de mes livres. Le New York Times a pourtant dit de moi : <em>« Dan Fante est un véritable hors-la-loi de la littérature »</em> !</p>
<p><strong>Vous avez finalement signé, il y a peu, avec 13e Note éditions, une toute jeune maison…</strong><br />
Un type charmant, Eric Vieljeux, est venu me voir lors d’un de mes passages en Italie : <em>« Je veux me lancer dans l’édition et je veux publier votre œuvre en France »</em>. Il a payé le dîner. Du coup, j’ai accepté son offre.</p>
<p><strong><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/AlcoolA300_.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-754" title="AlcoolA300_" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/AlcoolA300_-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Votre dernier opus, <em>Du Génie et de l’alcool pur</em>, rend hommage à votre frère Nick, tombé lui aussi dans l’alcoolisme. Contrairement à vous, il y a laissé sa peau…</strong><br />
Mon frère était très renfermé. Si vous tentiez d’aborder ses problèmes de boisson, les cures de désintox, il se mettait en colère. Nous étions frères mais pas si proches. Ma tristesse en est d’autant plus grande aujourd’hui.</p>
<p><strong>Vos poèmes en prose laissent paraître une spiritualité omniprésente. Etes-vous croyant ?</strong><br />
Sans l’intuition de Dieu, je ne serai plus en vie. Cette conscience m’apaise.</p>
<p><strong><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/JohnFante.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-756" title="JohnFante" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/JohnFante-300x220.jpg" alt="" width="300" height="220" /></a>Quand on est le fils de l’écrivain John Fante et qu’on s’installe derrière l’ordinateur pour écrire, le matin, on pense à la figure du père, à ce qu’il aurait pensé ?</strong><br />
Il a eu le temps de lire mes premiers textes. Son conseil ? <em>« Tu ferais mieux de devenir plombier ! »</em> Cela remet les idées en place. Quand je démarre une séance de travail, je ne pense jamais à lui. Si je consacre ma journée à écrire de la poésie, je lis d’abord un peu de poésie. Cela m’ouvre l’esprit. Et quoi qu’il arrive, je commence  par relire ma production de la veille.</p>
<p><strong>Hubert Selby Jr conseillait à tout apprenti écrivain d’écrire quotidiennement, ne serait-ce que quelques lignes. C’est une recommandation que vous suivez ?</strong><br />
J’écris tous les jours. Sans quoi, je mourrai.</p>
<p><strong>Vivez-vous de votre plume, depuis que vos livres sont traduits dans une dizaine de pays ?</strong><br />
Hélàs, toujours pas suffisamment. Aux Etats-Unis, peut-être plus qu’ailleurs, c’est très dur d’être écrivain… Il y a une blague, dans les dîners, les soirées… Vous rencontrez quelqu’un, il vous demande ce que vous faites. Vous répondez <em>« je suis écrivain »</em> et il vous reprend : <em>« OK, mais qu’est-ce que vous faites pour gagner votre vie ? »</em> Aux USA, être écrivain, c’est être comme le lézard ou l’araignée dans la chaîne alimentaire. Mieux vaut être dans le télémarketing, avocat ou prof à côté car c’est très dur de vivre de votre plume. Mais si écrire est votre truc, vous écrivez. Il faudrait que mes livres soient adaptés au cinéma. J’ai deux personnes interessées : le réalisateur Darren Aronofsky (<em>Requiem for a dream</em>) et l’actrice Naomi Watts, a bien aimé mon roman <em>La Tête hors de l’eau</em>.</p>
<p><strong>Vous êtes toujours obligé d’enchaîner les petits boulots ?</strong><br />
Dieu merci, non. Ma femme travaille.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir quitté l&#8217;effervescence de Los Angeles pour l&#8217;anonymat de Sedona, au cœur de l’Arizona ?</strong><br />
On voulait élever notre fils Giovanni loin de L.A., où tout le monde a un flingue ou une mitrailleuse. Il y a trop de pollution… 13 millions de gens au même endroit&#8230; C’est une ville trop compliquée. En Arizona, il y a de bonnes écoles et les maisons ne coûtent pas 3 millions de dollars.</p>
<p><strong>Revenons à l’écriture. On vous compare souvent à Bukowski. Je vous ai lu dire de lui qu’il n’avait <a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/Charles-Bukowski.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-755" title="Charles-Bukowski" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/Charles-Bukowski-236x300.jpg" alt="" width="236" height="300" /></a>aucun talent…</strong><br />
Tout dépend si on considère sa prose ou sa poésie. Il a bouleversé la poésie moderne, c’est indéniable. Ses poèmes valaient mieux que ses romans et nouvelles. C’est une grande influence pour moi. Très positive.</p>
<p><strong>Bukowski fumait des cigares bons marchés. Et vous ?</strong><br />
Je fume de très bons cigares, des Drew Naturals de chez Drew Estate. J’en fume quatre par semaine, beaucoup moins en ce moment, je me suis calmé. J’ai été un gros fumeur de cigarettes pendant vingt ans. J’adore le cigare avec le café. Si je pouvais mettre les mains sur des cubains&#8230; Oh, mon Dieu, les Romeo &amp; Julieta ! C’est comme le meilleur des champagnes. Ils sont merveilleux.</p>
<p><strong>J’en ai une cinquantaine dans mon humidor, à côté de moi…</strong><br />
Si j’étais dans la même pièce et que j’avais un flingue, ces cigares seraient à moi ! (rires)</p>
<p><strong>Votre moment privilégié pour fumer ?</strong><br />
Il y a un <em>coffee shop</em> a Sedona, qui surplombe de magnifiques montagnes. J’y rencontre mes amis. On n’y trouve qu’un seul <em>cigar store</em> où je rencontre mes amis le vendredi après-midi pour fumer. On est cinq ou six. Ils boivent du brandy ou du cognac et moi du capuccino ou du café au lait.</p>
<p><strong>Pardon pour cette question sûrement indiscrète mais… L’alcool, c’est donc définitivement terminé ?</strong><br />
J’ai arrêté il y a des années, sinon on ferait cette interview par téléphone depuis une prison. L’alcool rend fou. Il y a un gars qui a traduit Bukowski… Léon Marcadet – mon premier traducteur. Il a traduit <em>Les Anges n’ont rien dans les poches</em> et du Bukowski. Il m’a raconté cette anecdote : un soir, lui et Bukowski buvaient. Bukowski va aux toilettes. Léon finit la bière de Bukowski. Buk revient et demande : <em>« Où est ma bière ?»</em>. Léon répond : <em>«Bah, elle est finie ! »</em> Là, Bukowski pète un câble, lui plante un couteau sur la gorge et lui hurle <em>« Je te TUE si tu refais ça !!! »</em> (rires)</p>
<p><strong>Vous avez pu le rencontrer ?</strong><br />
Je l’ai rencontré vers 1981, 1982, il venait voir mon père et on discutait dehors près de la piscine. Mon père et moi on fumait des cigarettes, lui ses cigares pas chers. Il adorait mon père et c’était un chic type, pas arrogant. A part qu’il buvait trop. Pour moi, c’est le meilleur poète américain de ces 50 dernières années. Impossible à bien traduire, malheureusement.</p>
<p><strong>Quels cigares fumiez-vous avec votre père ?</strong><br />
Mon père adorait les bons cigares, chers quand il pouvait. Il y avait l’embargo mais je crois qu’il trouvait des cubains. Et mon grand-père fumait d’affreux Toscanis, beaucoup, il en fumait sans arrêt ! Avec mon père, on aimait fumer avec une tasse de café et discuter. Les marques ? Il faut que j’y réfléchisse… Je ne suis pas sûr. Des Robert Burns, certains n’étaient pas chers mais décents. Il aimait les Romeo &amp; Julieta aussi.</p>
<p><strong>Lorsque vous dégustez un cigare, quelle type de musique escorte le mieux vos volutes ?</strong><br />
Il n’y a que le blues, Tom Waits… Des trucs avec de l’harmonica… Et j’aime Pavarotti quand je suis dans l’humeur pour ça. Tu sais Guillaume, quand tu fumes un bon cigare, que tu bois un bon café ou un cappuccino et que tu écoutes Pavarotti, tu n’es pas loin du paradis.</p>
<p><strong>Pour conclure, toujours à propos de la filiation, de la famille… Votre fils Giovanni sait-il qui fut son illustre grand-père ?</strong><br />
Il n’a que cinq ans. La seule langue qu’il parle, c’est TRANSFORMERS ! (rires)</p>
<p><strong>PROPOS RECUEILLIS PAR GUILLAUME TESSON</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-369" title="danfante10_gdeImage-parNicolasGuerbe" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2009/10/danfante10_gdeImage-parNicolasGuerbe.jpg" alt="danfante10_gdeImage-parNicolasGuerbe" width="560" height="560" /></p>
<p>Photos : (c) Nicolas GUERBE, avac l&#8217;aimable autorisation de l&#8217;éditeur.</p>
<p><strong>ENGLISH VERSION :</strong></p>
<p>It&#8217;s a game of pool three bands that led me to him. First, the masterpiece of his father disappeared in 1983, John Fante, Ask the Dust. The story of a writer who has not yet put anything on paper, except a short story, <em>The little dog laughed</em>, which he&#8217;s carrying a suitcase full of copies. Ready for the glory but broke, he moved into a hotel on the heights of Hollywood, imbued with the talent it needs. But he soon realizes he has not lived long enough to type anything of consistent on his computer. He then walks his bitterness among some misfits, including a venomous Mexican waitress who will devour the heart and brain &#8230;</p>
<p>The pocket version of Ask the Dust (in 10/18) is prefaced by Charles Bukowski. He explains how the discovery of this novel in a public library, while he was in the process of homelessness had changed his life, giving him the virus writing. So I went from Fante to Bukowski. Bukowski then &#8230; Dan Fante. Son. He came to writing after twenty years of alcohol. Years in the tu Mogen David, despicable cheap wine. To emerge the pants dropped in porn cinemas or in a motel, in a pool of blood after having his stomach riddled with knife wounds. Through the pitiful antics of his alter-ego of fictional Bruno Dante, his first novel, Angels have nothing in my pockets (Robert Laffont), opened in 1996 a long tunnel terminal sticky glazed &#8211; detoxification small jobs, flirtations wobbly &#8230; that crisscross in the top of buildings Panting (1999) and the head above water (2001) in Bourgois. Spend eight years without publishing house in France, while he published several books and plays in the United States. It was not until 2009 that the sharp and critical editor rating reflects Short Dog 13th Plan (LP) and Kissed By A Fat Waitress (Greetings from the big bartender). This year, with the second salvo Limousine white blonde platinum (after the disappointments of his double ethyl Bruno Dante) and Through the hard liquors and Engineering (prose poems), published September 15. The writer will present this weekend at Festival America in Vincennes. The opportunity to share these few words exchanged with him.</p>
<p>The interview below was conducted in two stages. On the phone for a portrait published in L&#8217;Amateur de Cigare, then e-mail this summer.</p>
<p><strong>THE CHESTERFIELD THE PROJECT: Why has it taken eight years to read new texts by Dan Fante in French?<br />
Dan Fante: </strong>No idea. I sent my manuscript to Christian Bourgois, I had no answer. Bizarre from a publisher who brought my father to France and has published two of my books. The New York Times has yet told me: &laquo;&nbsp;Dan Fante is a true outlaw literature!</p>
<p><strong>You&#8217;ve finally signed, there is little, with the 13th note editions, a young house &#8230;</strong><br />
A charming fellow, Eric Vieljeux came to me during one of my trips to Italy: &laquo;&nbsp;I want to get into publishing and I want to publish your work in France.&nbsp;&raquo; He paid for dinner. So, I accepted his offer.</p>
<p><strong>Your last album, From engineering and pure alcohol, a tribute to your brother Nick, who also suffered from alcoholism. Unlike you, he had a tragic end &#8230;</strong><br />
My brother was very musty. If you were trying to address his drinking problems, cures of rehab, he got angry. We were brothers, but not so close. My sadness is even greater today.</p>
<p><strong>Your prose poems suggest a spirituality seem omnipresent. Are you religious?</strong><br />
Without the intuition of God, I am no longer alive. This awareness soothes the mind.</p>
<p><strong>When you sit behind your computer in the morning, do you think about what your old man, John Fante, would have thought ?</strong><br />
He had time to read my first pieces. His advice? &laquo;&nbsp;You&#8217;d better become a plumber! &nbsp;&raquo; When I start a work session, I never think of him. If I spend my day writing poetry, I first read a little poetry. It opens my mind. And whatever happens, I first read my production of the previous day.</p>
<p><strong>Hubert Selby Jr. advised any apprentice writer to write daily, if only a few lines. It is a recommendation that you follow?</strong><br />
I write every day. Otherwise I die.</p>
<p><strong>Do you earn enough money from your writings, since your books are translated into a dozen countries?</strong><br />
Still not enough. In the U.S., perhaps more than elsewhere, it is very hard to be a writer &#8230; There&#8217;s a joke at a dinner or an evening &#8230; You meet someone asks you what you do. You answer &laquo;&nbsp;I am a writer&nbsp;&raquo; and you went on: &laquo;&nbsp;OK, but what you do for a living? &laquo;&nbsp;In the U.S., being a writer is to be like a lizard or spider in the food chain. Better to be in telemarketing, lawyer or teacher next because it&#8217;s very hard to live by your pen. But if writing is your thing, you write. Would have my books adapted for the cinema. I have two people interested: the director Darren Aronofsky (<em>Requiem for a Dream</em>) and actress Naomi Watts has liked my novel <em>Mooch</em>.</p>
<p><strong>You always have to chain odd jobs?</strong><br />
Thank you God, no. My wife works.</p>
<p><strong>Why did you leave the bustle of Los Angeles for the anonymity of Sedona, Arizona?</strong><br />
We wanted to raise our son Giovanni far from LA, where everyone has a gun or a gun. There is too much pollution &#8230; 13 million people in one place &#8230; It is a city too complicated. In Arizona, there are good schools and homes do not cost three million dollars.</p>
<p><strong>Returning to writing. You are often compared to Bukowski. I&#8217;ve read you saying that he had no talent &#8230;</strong><br />
It depends if you consider his prose or his poetry. He revolutionized modern poetry is undeniable. His poems were better than his novels and short stories. It is a big influence on me. Very positive.</p>
<p><strong>Bukowski smoked cheap cigars. And you?</strong><br />
I smoke very good cigars, Drew Estate Naturals at Drew. I smoked four per week, much less at this moment, I calmed down. I was a heavy smoker of cigarettes for twenty years. I love the cigar with coffee. If I could get my hands on Cuban, oh my God, Romeo &amp; Julieta! It&#8217;s like the best champagne. They are wonderful.</p>
<p><strong>I have a fifty in my humidor next to me &#8230;</strong><br />
If I were in the same room and I had a gun, these cigars are for me! (Laughs)</p>
<p><strong>Your moment for smoking?</strong><br />
There was a coffee shop in Sedona, overlooking magnificent mountains. I meet my friends. We find only a single cigar store where I meet my friends on Friday afternoon to smoke. We&#8217;re five or six buddies. They drink brandy or cognac, and my cappuccino or latte.</p>
<p><strong>Sorry for that matter &#8230; but did you totally quit alcohol?</strong><br />
I stopped years ago, otherwise we would this interview by telephone from prison. Alcohol drives people crazy. There is a guy who translated Bukowski &#8230; Leon Marcadet &#8211; my first translator. He translated my first novel and  some from Bukowski. He told me this anecdote: One evening, he and Bukowski drank. Bukowski goes to the toilet. Leon finished the Bukowski&#8217;s beer. Buk returns and asks, &laquo;&nbsp;Where&#8217;s my beer?&nbsp;&raquo;. Leon replies: &laquo;&nbsp;Well, I drank it! &laquo;&nbsp;Here, Bukowski planted a knife on his throat and yells&nbsp;&raquo; I&#8217;ll kill you if you redo it! (Laughs)</p>
<p><strong>Did you met him?</strong><br />
Around 1981, 1982, he came to see my father and we discussed outside near the pool. My father and I were smoking cigarettes, Buk his cheap cigars. He adored my father and it was a nice guy, not arrogant. Besides he drank too much. For me, he is the best American poet of the past 50 years. Unable to be translated well in french, unfortunately.</p>
<p><strong>What kind of cigars did you smoke with your father?</strong><br />
My father loved good cigars, even expensive ones when he could. There was the embargo but I think he got some Cubans. And my grandfather smoked dreadful Toscani, tons of them, he was smoking all the time! With my father, we loved smoking with a cup of coffee and a chat. Which brands?  I&#8217;m not sure. Some Robert Burns, some were not expensive but decent. He loved the Romeo &amp; Julieta, too.</p>
<p><strong>When you enjoy a cigar, what kind of music best escort your curls?</strong><br />
Only the Blues, Tom Waits &#8230; stuff with the harmonica &#8230; I love Pavarotti And when I&#8217;m in the mood for it. You know Guillaume, when you smoke a good cigar, you drink a good coffee or cappuccino and you listen to Pavarotti, you&#8217;re not far from paradise.</p>
<p><strong>In conclusion, always about the parentage, the family &#8230; Your son Giovanni know who was his great grandfather?</strong><br />
It was only five years. The only language he speaks is TRANSFORMERS! (Laughs)</p>
<p><strong>INTERVIEW BY GUILLAUME TESSON</strong></p>
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		<title>Cigare Pitbull : les premières photos</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Sep 2010 14:42:00 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ce n&#8217;est plus un secret : Cyril Pelletier, le taulier d&#8217;Art Tabac, la civette-fumoir du XIVe arrondissement, sort le 20 novembre son cigare maison, manufacturé à Esteli (Nicaragua) par Abdel Fernandez (qui roule notamment les Nicarao de Didier Houvenaghel). La &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/09/20/cigare-pitbull-les-premieres-photos/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/photo4.jpg"><img class="size-full wp-image-748 alignleft" title="photo4" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/photo4.jpg" alt="" width="356" height="480" /></a></p>
<p>Ce n&#8217;est plus un secret : Cyril Pelletier, le taulier d&#8217;<a href="http://www.art-tabac.fr">Art Tabac</a>, la civette-fumoir du XIVe arrondissement, sort le 20 novembre son cigare maison, manufacturé à Esteli (Nicaragua) par Abdel Fernandez (qui roule notamment les Nicarao de Didier Houvenaghel). La première fournée de 2000 unités s&#8217;est arrachée si vite, via réservation, que 1000 cigares de plus ont été roulés pour satisfaire la demande. <strong>Pitbull</strong>, c&#8217;est bien sûr le surnom du patron, connu pour &laquo;&nbsp;avoir ses têtes&nbsp;&raquo; et ses humeurs &#8211; mais ceux qui ont pris la peine de gratter un peu la peinture savent que le bonhomme est une crème. C&#8217;est aussi un clin d&#8217;oeil à Pico, le brave boxer, fidèle compagnon de Cyril, dont la face est reproduite sur les boîtes. Triste coïncidence : Pico n&#8217;est plus, envolé à quelques semaines du coup d&#8217;envoi de la marque. Les boîtes de dix Carlito (5 1/2 X 52) seront vendues 110 euros. Objectif : que ce &laquo;&nbsp;Pitbull&nbsp;&raquo; fasse des petits (trois autres modules, à raison de un par an). Ils seront disponibles dans un premier temps chez Art Tabac et chez Cig-Pip (Strasbourg). Scoop pour le <strong>Chesterfield Project</strong>, les premiers visuels, dévoilant l&#8217;absence de bague au profit d&#8217;un fil rouge réutilisable, selon le créateur&#8230; en bracelet !</p>
<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/photo3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-747" title="photo3" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/photo3.jpg" alt="" width="593" height="800" /></a></p>
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		<title>Claude Chabrol, 1930-2010</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Sep 2010 10:41:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cigares]]></category>
		<category><![CDATA[Ecrans]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/IMG_01281.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-742" title="IMG_0128" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/09/IMG_01281-1024x682.jpg" alt="" width="573" height="382" /></a></p>
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		<title>Fidel Castro sauvera-t-il la planète ?</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 13:59:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel Castro]]></category>
		<category><![CDATA[Granma]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Raul Castro]]></category>

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		<description><![CDATA[Hier, Fidel Castro est apparu une heure durant à la télévision cubaine. Une surprise : l&#8217;annonce n&#8217;avait été faite que le matin même. Una Liutkus, pilier historique de L&#8217;Amateur de Cigare et fondateur de Havanatour, qui commentait déjà hier les &#8230; <a href="http://www.guillaume-tesson.com/2010/07/13/fidel-castro-sauvera-t-il-la-planete/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/07/Fidel-TV-8.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-735" title="Fidel-TV-8" src="http://www.guillaume-tesson.com/wp-content/uploads/2010/07/Fidel-TV-8-217x300.jpg" alt="" width="174" height="240" /></a>Hier, Fidel Castro est apparu une heure durant à la télévision cubaine. Une surprise : l&#8217;annonce n&#8217;avait été faite que le matin même. <strong>Una Liutkus</strong>, pilier historique de <strong>L&#8217;Amateur de Cigare</strong> et fondateur de Havanatour, qui commentait déjà hier les lentes évolutions à Cuba, nous livre un complément d&#8217;analyse&#8230; Ou comment le <em>Lider Maximo</em> entretient son propre mythe devant les caméras tandis que son frère Raul amorce un virage social laborieux loin des médias.</p>
<p><span id="more-734"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Après son accident de santé du 26 juillet 2006, Fidel Castro, s’est retiré de la vie politique. Depuis février 2008, c’est son frère Raul qui dirige Cuba. Pendant ces années, dans la discrétion,  Fidel Castro a reçu pratiquement tous les  chefs d’Etat de la région : plus souvent Hugo Chavez et le président brésilien Lula da Silva ainsi que d’autres, les Présidents indiens ou chinois, Kofi Anan…. Des photos très «amateur » sont divulguées après chaque visite…</p>
<p>Jamais, jusqu’à mercredi 7 juillet, lorsqu’il va faire une visite au siège du CIMEC (sorte de CNRS biotechnologique), Fidel Castro n’a été revu en public. L’annonce faite dans la presse cubaine le matin même du 12 juillet de sa participation à une  table ronde télévisée sur l’ensemble des chaines cubaines est une surprise totale !</p>
<p>En deux ans, Raul Castro a totalement pris Cuba en main  (l’Assemblée nationale,  l’armée, les ministères, les organisations de masse…). Raul a toujours été un pragmatique. Dans son premier discours  du 28 avril 2008 il déclarait que « rien n’est tabou et tous les changements seront faits pour sauver la Révolution et la souveraineté nationale». Tout est lent à se mettre en route, à cause de l’opposition larvée de la bureaucratie paresseuse de milliers de cadres qui ronronnent de réunions en réunions dans la clim’. Le 1er mai 2010,  Raul  fini par expliquer qu’il y a plus d’un million de Cubains qui sont payés à ne rien faire et que l’Etat allait les virer « sans les abandonner » !</p>
<p><strong>Les cubains ont enfin le droit de construire leurs propres logements</strong></p>
<p>Depuis, Raul est en train de mettre à bas  les mécanismes d’un très pauvre Etat providence. La suppression des cantines gratuites des entreprises et ministères est un exemple. Des « licenciements » par milliers ont commencé. Que faire des cubains qui perdent l’abri de l’Etat ? Leur permettre de travailler a leur propre compte ! Cela peut paraître un peu ridicule, mais déjà les salons de coiffure sont privatisés, des tests sont menés avec les taxis, des infirmières libérales apparaissent… Les cubains ont maintenant le droit de construire leur logement : voila encore des milliers d’emploi ! Des terres sont attribuées en usufruit  à plus de 100 000 personnes. Il n’y a ni outil ni engrais, ni transports pour ramener les produits aux consommateurs ; il n’y a pas de statut juridique de petites entreprises,  mais la volonté est là.</p>
<p>Le dégel économique qui commence va-t-il emporter le système ? Les récents scandales de corruption de dirigeants historiques amènent paradoxalement le président cubain a faire confiance au peuple !  Trop tard ?  Trop doucement ?  A l’extérieur, les récentes libérations  donnent un environnement humanitaire plus acceptable vis-à-vis de l’UE et des USA. Quand à « l’apparition » de Fidel Castro, en pleine libération de ceux qu’il a fait arrêter en 2003, elle semble être faite pour signifier aux vieux militants communistes qu’il est d’accord avec Raul.  Le Granma de lundi 12 juillet écrit « Fidel a toujours raison ! ».</p>
<p><strong>Nucléaire iranien : Fidel met en garde contre l&#8217;escalade</strong></p>
<p>A l’heure où les premiers prisonniers libérés prenaient le vol pour Madrid avec leurs familles, c’est un Fidel en bonne forme qui répond aux questions du journaliste vedette de la télé cubaine sans jamais toucher à un sujet de politique intérieure.  Pendant plus d’une heure, sans coupures mais en différé, d’une voix un peu rauque et lente, en civil, assis derrière un petit bureau, sous le portrait de José Marti.</p>
<p>Fidel  accuse Obama de vouloir provoquer l’Iran et du grave risque de guerre nucléaire qui en découle, car l’Iran ne se laissera pas faire. Depuis début juin, au rythme d’un papier par semaine, Fidel décrit l’engrenage diabolique. Citant de multiples dépêches, des paragraphes  de résolutions de l’ONU, il explique que sous-marins atomiques et porte-avions américains sont en place à l’orée du détroit d’Ormuz contrôlant l’accès au Golfe persique, révèle que l’aviation d’Israël aurait eu la permission de survoler le territoire d’Arabie saoudite, que Nicolas Sarkozy est allé à Saint Petersbourg négocier l’accord de Medvedev,  signale qu’à l’ONU ni la Chine ni la Russie n’ont mis leur veto à un contrôle militaire  des  navires Iraniens… que l’Union Européenne va verrouiller ses sanctions le 26 juillet et que le délai des Nations Unies expire le 8 aout… et alors &laquo;&nbsp;boom&nbsp;&raquo; !</p>
<p>Bref, il repasse cinquante ans après,  le film de la Crise des missiles de Cuba d’octobre 1962  lorsque  grâce à l’intervention du Général de Gaulle auprès de Kennedy et de Kroutchev nous avons échappé de justesse à la guerre atomique !  Un de ces quatre matins un navire américain voudra inspecter un cargo iranien qui refusera et ce sera la grande explosion !  « Je suis prêt, écrit Fidel Castro, a engager ma modeste autorité morale… alors que tout est suspendu à un fil… ».</p>
<p>El Commandante monte sur sa Rossinante et va sauver la Terre…&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Una  Liutkus   13 juillet 2010</strong></p>
<p><strong>ENGLISH VERSION :</strong></p>
<p>Yesterday, Fidel Castro appeared for an hour on Cuban television. A surprise announcement had been made that morning. Una Liutkus, historical pillar of the french cigar magazine L&#8217;Amateur de Cigare and founder of Havanatour, commenting yesterday already slow developments in Cuba, gives us further analysis &#8230; Or how Lider Maximo maintains its own myth before the cameras while his brother Raul began a societal shift away from consuming media.</p>
<p>&laquo;&nbsp;After his accident of Health July 26, 2006, Fidel Castro has retired from politics. Since February 2008, his brother Raul in charge Cuba. During those years, in discretion, Fidel Castro has received virtually all heads of state in the region: more often Hugo Chavez and Brazilian President Lula da Silva and others, Indian and Chinese Presidents, Kofi Annan. &#8230; The pictures very &laquo;&nbsp;amateur&nbsp;&raquo; are released after each visit &#8230;</p>
<p>Not until Wednesday, July 7, when he goes to visit the headquarters of CIMEC (sort of biotech CNRS), Fidel Castro has been seen in public. The announcement in the Cuban press on the morning of July 12 for his participation in a panel discussion on television channels all over Cuba as a complete surprise!</p>
<p>In two years, Raul Castro has been Cuba totally hand (the National Assembly, the army, ministries, mass organizations &#8230;). Raul has always been a pragmatist. In his first speech of April 28, 2008 he declared that &laquo;&nbsp;nothing is taboo and all changes will be made to save the revolution and national sovereignty.&nbsp;&raquo; Everything is slow to get started, because of opposition from the bureaucracy creeping lazy purr thousands of executives meeting in meetings in the air conditioning &#8216;. On 1 May 2010, Raul finished by explaining that more than one million Cubans who are paid to do nothing and that the state would transfer them &laquo;&nbsp;without giving up&nbsp;&raquo;!</p>
<p><strong>The Cubans have the right to build their own homes </strong></p>
<p>Since Raul is currently bringing down the mechanisms of a very poor welfare state. The suppression of free canteens businesses and departments is an example. The &laquo;&nbsp;dismissal&nbsp;&raquo; by the thousands began. What do Cubans who lose shelter in the state? Allow them to work on their own account! This may seem a little ridiculous, but already the hairdressers are privatized, tests are conducted with taxis, private nurses appear &#8230; Cubans are now allowed to build their homes: that is still thousands of job! Land is granted in usufruct to over 100,000 people. There are no tools or fertilizers, no transport to bring products to consumers, there is no legal status of small businesses, but the will is there.</p>
<p>The thaw begins economic Will it take the system? Recent corruption scandals of historic leaders paradoxically lead the Cuban leader has to trust the people! Too late? Too slowly? Outside, the recent releases are a humanitarian environment more acceptable vis-a-vis the EU and the USA. As for the &laquo;&nbsp;appearance&nbsp;&raquo; of Fidel Castro, in full payment of those he arrested in 2003, it seems to be made to serve the old communist activists he agreed with Raul. The Granma wrote Monday, July 12 Fidel is always right! .</p>
<p><strong>Nuclear Iran: Fidel warns against escalation </strong></p>
<p>At a time when the first prisoners released were taking the flight to Madrid with their families, is a fit Fidel responding to reporter Cuban TV star without ever touching a matter of domestic policy. For over an hour without cuts but delayed, his voice a bit hoarse and slow, plainclothes sitting behind a desk, beneath a portrait of Jose Marti.</p>
<p>Fidel accuses Obama of wanting to provoke Iran and the serious risk of nuclear war that follows, because Iran will not allow himself to do. Since early June, at a rate of one paper per week, Fidel describes the diabolic spiral. Citing multiple headlines, paragraphs of UN resolutions, he explained that nuclear submarines and aircraft carriers are in place Americans on the edge of the Strait of Hormuz controlling access to the Persian Gulf, reveals that the Israeli aircraft have been allowed to overfly the territory of Saudi Arabia, that Nicolas Sarkozy went to St. Petersburg to negotiate the agreement Medvedev, said that the UN neither China nor Russia have put their veto military control of Iranian vessels &#8230; that EU sanctions will lock its July 26 deadline and that the United Nations expires on August 8 &#8230; and then boom!</p>
<p>In short, it is returned fifty years later, the film of the Cuban Missile Crisis of October 1962 when, thanks to the intervention of General de Gaulle to Kennedy and Khrushchev, we narrowly escaped a nuclear war! One of these days an American ship will want to inspect an Iranian cargo ship and it will deny the great explosion! &laquo;&nbsp;I&#8217;m ready, says Fidel Castro, engage my modest moral authority &#8230; so that everything hangs by a thread &#8230;&nbsp;&raquo;.</p>
<p>El Commandante mounts his Rocinante and will save the Earth &#8230; &nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>(c) Una Liutkus July 13, 2010</strong></p>
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