Ils en parlent !

PRESSE-OCÉAN, Jeudi 10 décembre 2009 :

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JE ME SENS BIEN.FR (13 octobre 2009) :

« Je ne dis pas que j’aime le cigare –surtout au restaurant quand j’attaque la blanquette, c’est moyen les mecs-, mais j’avoue que ça peut être une passion pour ses amateurs, comme pour Guillaume Tesson, l’auteur de « Cigares ». Ce livre à l’allure de boîte de cigares, est une invitation au voyage aux quatre coins de la planète cigare. On y découvre les techniques liées au cigare, les principaux territoires de production de Cuba au Nicaragua ainsi que les terroirs émergents et les nouvelles marques, l’art de la dégustation, de la préparation et de leur conservation, avec des portraits de « fumeurs de Havane ». Ce livre s’annonce comme une référence pour tous ceux que le cigare et sa culture font rêver. C’est sûr je préfère ces bonnes feuilles (de livre) à celles du tabac, question de goût qui n’empêche pas la culture, je veux dire le savoir (25 €, Éditions Hachette). En librairie. »

(c) Véronique Geoffroy

EL TORCEDOR (6 octobre 2009) :

« Voici une nouvelle Interview sur El Torcedor ! Il s’agit de celle de Guillaume Tesson, l’auteur du livre Cigares disponible depuis le 1er octobre 2009 aux éditions Hachette Pratique. Guillaume Tesson est aussi journaliste à l’Amateur de Cigare et l’auteur du blog, The Chesterfield Project.

El Torcedor : A quel point le cigare est-il pour toi une source d’inspiration, un moteur pour écrire ?
Guillaume Tesson : Un cigare me donne davantage envie de le toucher, le respirer et le fumer que d’écrire. Je peux avoir envie de rechercher puis de décrire ses arômes, sa puissance, son esthétique, mais pas au point de le mettre sur une table de dissection… D’autres le font bien mieux que moi. Par contre, au fil des articles que j’ai eu la chance de faire pour le magazine L’Amateur de Cigare, je me suis pris d’affection pour la petite histoire qui se cache derrière chaque marque et plus largement, pour les femmes et les hommes qui font le cigare. De Zino Davidoff à Didier Houvenaghel, en passant par le garde du corps de Castro qui se trouve involontairement à l’origine des Cohiba, sans oublier la création dans le Béarn du Navarre, le cigare 100% français, il y a un continent fascinant à découvrir ! Fascinant, car à la fois ultra traditionnel et hyper moderne. Je pense bien sûr au marketing qui enrobe tant les éditions limitées cubaines que les nouvelles marques américaines aux packaging et aux méthodes de communication agressives.

El Torcedor : Peux-tu nous en dire plus sur le livre « Cigares » ?
Guillaume Tesson : Avec Luc Monnet, le photographe qui m’a accompagné dans ce projet, on est tout de suite tombés d’accord. Pour nous, l’humain passait avant le reste. Dans ses photos et je l’espère dans mes textes, se dresse un portrait du cigare via ceux qui le font. On met donc en avant chaque métier du cigare : le cultivateur, le maître assembleur, le torcedor, etc… Puis sont évoqués les terroirs où s’épanouit le tabac, donc le cigare : Cuba, République Dominicaine, Honduras, Nicaragua, Mexique, Italie… Les marques phares sont présentées (histoire, caractéristiques gustatives en quelques mots, modules incontournables), puis une partie plus « pratique » propose des pistes pour apprécier le cigare (qu’on est libre de ne pas suivre, car il faut se méfier des donneurs de leçons !). Parmi les « bonus », je suis fier d’avoir convaincu Colin Field, le bartender du Bar Hemingway du Ritz, amateur de cigare, d’associer à quatre robustos de quatre terroirs différents les cocktails les plus appropriés. Les recettes sont dans le livre.

El Torcedor : As-tu un terroir de prédilection ?
Guillaume Tesson : Je change de terroir préféré dès que je fume un cigare, alors un terroir fétiche… Non. C’est comme le vin. Un rosé siroté au comptoir ou un Haut-Médoc escortant un gigot confit peuvent m’émouvoir tout autant, dans la même journée. En matière de cigares, tout dépend du moment et des circonstances. Mais j’avoue un faible, en ce moment, pour la production du Nicaragua. Il y a là un sol riche, le tabac s’y sent bien, et la plupart des producteurs, exilés cubains ou non, y appliquent un savoir-faire d’orfèvre donnant des modules pertinents, pas trop chers, qui tutoient la perfection.

El Torcedor : Que penses-tu de la législation actuelle en France pour les fumeurs de cigares ?
Guillaume Tesson : Aïe, c’est la question peau de banane, là… C’est compliqué. Que l’on protège les gens contre eux-mêmes me gêne par définition, surtout quand on appelle l’outil législatif à la rescousse pour jouer au gendarme. Des magazines sur le cigare ont du mettre la clé sous la porte parce qu’ils ont publié des photos montrant des personnalités… fumant un cigare. Des clubs ont été attaqués en justice parce que leur forum parlait… de cigares. On vient de vivre quelques années où on a marché sur la tête, quand même. Peu de gens du grand public savent cela. En même temps, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a eu des abus. Si la loi Evin est appliquée aujourd’hui de manière aussi stricte, c’est peut-être aussi parce qu’à un moment, les bars et les restaurants ressemblaient à des locomotives. Moi qui adore aller au resto et savoir ce que je mange, je m’y sens mieux depuis qu’on n’y fume plus. Je regrette bien entendu l’interdiction totale, partout. En Espagne, les restaurateurs peuvent choisir. Un panneau indique à la porte si on fume ou pas. J’aime bien cette idée. On sait où on met les pieds : on est adulte, on choisit.

El Torcedor : Pour finir, quels sont tes futurs projets ?

Guillaume Tesson : Regarder le livre prendre tranquillement son envol, mais aussi me trouver un nouvel os à ronger, pourquoi pas pour un autre livre. Musique, gastronomie, mode… On verra. Dilettante assumé, j’adore changer de passion, même si je pense que celle que j’ai pour le cigare n’est pas prête de s’éteindre. »

(c) Paul Montag

MR LUNG (3 octobre 2009) :

« Je suis incapable de faire la différence entre un cubain et un dominicain. Je ne sais pas non plus s’ils sont roulés sous les aisselles ou entre les orteils. Le tabac est-il blond, brun, auburn, noir gothique ou platine ? Encore une énigme. En revanche, je suis aussi incapable de résister de à l’envie de les saisir entre les doigts, les rouler, les renifler longuement avant de couper leur extrémité d’un coup sec, puis les téter.

Vous pouvez le constater, mon vocabulaire cigarologique est des plus limités, il est primitivement sensuel, voire binaire : j’aime, je n’aime pas, c’est bon, ce n’est pas bon. Quel cruel manque de sophistication. Mais rester dans l’ignorance m’est insupportable, et lorsque je ne sais pas quelque chose, j’ai pour habitude de questionner des autorités plus compétentes. Ceci dit, faites l’expérience d’entrer dans un fumoir parisien et vous comprendrez face aux mines patibulaires qui vous accueillent que vous mettez les pieds dans un club qui n’a pas besoin de vous. Franchement, les fumeurs français, vous ressemblez à une bande de vieux cons. Bien sûr ce n’est pas partout comme ça, faites un petit tour à Londres, vous constaterez qu’il est inutile de ressembler à un maquisard corse en fuite pour téter de l’ogive. Mais je m’égare.

Certains plaisirs ne sauraient se passer d’une forme d’éducation. On apprend, on teste, on aiguise ses sens. Fort heureusement pour moi, j’ai fait la rencontre par ce blog de Guillaume Tesson, journaliste passionné de cigares et rédacteur du blog The Chesterfield Project, qui m’a décomplexé. Qui plus est, il vient de sortir un livre, sobrement intitulé Cigares. Un élégant ouvrage d’ocre rouge vêtu, entouré d’une bague de cigare, qui vous dispensera les bases nécessaires pour mieux apprécier les épaisses volutes de plaisir qui se dégagent de ces mythiques feuilles. Jeudi soir à l’Atelier Berger, un bastion de résistance face à l’oppression démocratique d’une société qui aime à patiner dans sa merde, c’était son lancement. Au programme : des livres, des mojitos et des cigares bien sûr. Au passage, j’ai ainsi pu déguster un Pléiade petit Robusto, qui malgré un corps puissant se révèle plus léger qu’il n’y paraît, sans cet effet rassasiant que son aspect peut laisser présager. Une belle texture, des couleurs profondes, une consumation régulière de vieille berline, mais des saveurs presque féminines se lovent derrière son aspect macho. On devrait vraiment combiner plus souvent littérature avec alcool et cigare dans des lieux publics, c’est un cocktail d’une élégance rare.

Bref, je ne saurais que trop recommander ce livre à tout ceux qui, à mon instar, ont toujours voulu se pencher sur la question mais qui n’ont pas forcément eu le bon interlocuteur pour le guider. C’est complet, facile d’accès avec des belles photos de Luc Monnet et ça coûte deux cigares et demi ! »

(c) Mr. Lung